Communiqué – Planet A : 900 000 euros d’argent public gaspillés

Communiqué de presse du 7 juillet 2023

A l’occasion de la commission permanente du Conseil Régional du Grand Est de ce jour, Christophe Dumont a interpellé la majorité régionale à propos des subventions qu’elle a versées à l’association Planet A.

Le vendredi 16 juin, s’est tenue la dernière assemblée générale de l’association Planet A. En effet, ses membres ont décidé de mettre un terme aux activités de cette association qui se sont soldées par des échecs. Planet A avait été fondée en 2017 avec pour objectif d’organiser un forum international, animer un institut des hautes études en agriculture et créer une Cité des agricultures. Or, la Cité des agricultures n’a jamais vu le jour, faute de trouver les financements nécessaires, tandis que les forums organisés n’ont pas attiré autant de participant.e.s que prévu. 

Notre groupe regrette que la majorité régionale ait versé près d’un million d’euros dans les activités de cette association. Lors de la commission permanente du 7 juillet 2023, Christophe Dumont, conseiller régional des Ardennes et membre de la commission Agriculture a interpellé le Président Franck Leroy de la façon suivante: « Nous avons appris dans la presse que 5,5 millions d’euros d’argent public ont été versés à l’association Planet A dont 1.6 million provenant de la ville de Châlons-en-Champagne. Au niveau du Conseil Régional, j’ai effectué mes propres calculs. J’ai pu constater que la région a versé au moins 900 000 euros dans l’association. Il s’agit là d’un véritable gâchis d’argent public ! Votre majorité a eu la folie des grandeurs en se lançant dans un projet pharamineux au service de l’agro-industrie. J’espère que vous tirerez les leçons de cet échec. »

Eliane Romani et Lou Noirclere, Co-président.e.s du groupe ainsi que Laurent Dreyfus (conseiller régional d’Alsace et membre de la commission Agriculture) ajoutent : « Cet échec démontre que la majorité régionale sait trouver de l’argent et dépenser des sommes élevées lorsqu’il s’agit d’aider et de financer des projets d’agriculture intensive. Nous regrettons qu’elle ne le fasse pas quand il s’agit d’aider l’agroécologie et les petit.e.s paysan.ne.s. 

Cet échec  nous met en garde contre les aides à la bioéconomie (35 millions d’euros) dont les projets sont peu en adéquation avec la profession agricole.»