La Région Grand Est doit protéger ses apprenti·es

Communiqué de presse du 9 janvier 2026

Le 22 décembre 2025, le média Rue89 Strasbourg révélait que Jean-Luc Hoffmann, président de la chambre des Métiers d’Alsace, était visé par une sanction administrative de la DDETS lui interdisant de recruter de nouveaux apprenti·es pour une durée de cinq ans.

Cette sanction, qui fait suite à des faits de violences présumés sur des apprenti·es, nous interroge sur la protection des apprenti·es dans le Grand Est.

En effet, la réaction de la Région Grand Est, que nous avons apprise ce matin, n’est pas à la hauteur. Elle participe de l’opacité autour de pratiques brutales qu’on croyait révolues. Si la Région se refuse à commenter l’affaire en cours, nous rappelons qu’il est de sa responsabilité de contribuer au développement de l’apprentissage sur le territoire.

Aussi, il est de la responsabilité de la Région Grand Est de veiller à la sécurité des apprenti·es durant leur formation et de s’assurer de leur protection face à tous types de violence. Au-delà de la sanction qui touche aujourd’hui Jean-Luc Hoffmann, la non-réaction de la Région Grand Est est un signal délétère envoyé à l’ensemble des 70 000 apprenti·es du Grand Est. 

Comme l’a rappelé la conseillère régionale écologiste Géraldine Krin en séance plénière, plus de la moitié des jeunes se déclarent en détresse psychologique et 44% d’entre-eux et elles imputent cette détresse au seul contexte professionnel. Il ne s’agit pas d’une affaire isolée mais d’un sujet politique sur la manière dont nous considérons les jeunes dans leur travail.

La violence envers les apprenti·es, d’où qu’elle vienne, est inacceptable et les responsables politiques en charge du développement de l’apprentissage doivent être capables de la dénoncer et de la prévenir. Autrement, cette affaire entachera durablement la crédibilité de la Chambre des Métiers d’Alsace et, avec elle, de toute une voie d’apprentissage et d’artisanat  en Grand Est.