
Un parcours ancré dans la transmission et l’engagement local
Nancéienne de cœur et d’origine, Evelyne Gareaux a façonné sa vie autour de la transmission. Aujourd’hui retraitée, elle a exercé comme professeure de lettres classiques avant de se tourner vers le français langue étrangère à l’Université de Nancy, notamment auprès d’étudiants scientifiques. Cette immersion face à des profils d’une grande variété lui a offert une ouverture culturelle unique et une grille de lecture très riche pour appréhender les réalités du terrain.
Ayant débuté son engagement jeune, dans un milieu de surcroît très masculin, elle a toujours veillé à préserver l’équilibre de sa vie familiale. C’est à l’échelle locale qu’elle fait ses premières armes : d’abord conseillère municipale, elle devient ensuite adjointe au Maire puis vice-présidente de la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Durant ces mandats, elle s’investit pleinement sur des thématiques phares comme la culture, l’environnement, les espaces verts et la condition animale. Recevoir un prix de la fondation 30 Millions d’Amis reste l’une de ses plus grandes fiertés politiques.
Une philosophie politique guidée par la nuance et le bien commun
Pour elle, l’action publique ne peut se satisfaire des postures dogmatiques. Profondément allergique aux solutions simplistes du type « y’a qu’à » ou « faut qu’on », elle refuse les propositions trop tranchées et croit fermement au potentiel transformateur du consensus. Elle déplore par ailleurs que le débat public soit aujourd’hui pollué par l’immédiateté et les injonctions court-termistes des réseaux sociaux, et plaide pour un retour à l’apaisement afin de redonner de l’espérance aux citoyen·es.
Face à une défiance démocratique grandissante, nourrie par des décennies de crises économiques et sociales, sa priorité est de redonner ses lettres de noblesse à la politique. Constatant les fragilités nées de la mondialisation des profits et de la sous-traitance à outrance, elle appelle à restaurer notre souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire. Membre du parti CAP21, elle insiste sur l’urgence de faire émerger une nouvelle génération de leaders animés par le sens du bien commun et capables de porter une vision à long terme.
Le travail à la Région : culture, sport et responsabilité
Au sein du Conseil Régional (de la Lorraine puis du Grand Est), Evelyne Gareaux met son mandat au service des générations futures et défend la force de l’union des sensibilités écologistes. Siégeant notamment en commission culture, elle se bat pour le maintien des subventions aux Institutions culturelles en période de restrictions budgétaires, refusant que la culture devienne une variable d’ajustement alors qu’elle constitue le ciment de la société. De même, elle place le sport au centre de ses priorités, le considérant comme un vecteur indispensable de mixité sociale et une véritable école de la citoyenneté.
Aussi, elle dénonce l’abandon progressif du soutien à l’apprentissage des jeunes, qu’elle qualifie d’aberration à l’heure où les transitions exigent un accompagnement massif des apprentis et des entreprises. Bien consciente que la Région ne dispose pas de toutes les compétences, elle estime néanmoins que la collectivité devrait mieux assumer ses responsabilités. Pour elle, le premier devoir d’un·e élu·e reste l’assiduité rigoureuse en commission, rappelant que les écologistes ont, en plus, un rôle crucial de lanceurs et lanceuses d’alerte. Une éthique du travail qu’elle résume volontiers par cette formule de Voltaire : « La politique est le premier des Arts et le dernier des métiers. »
