Communiqué de presse du 19 décembre 2023
Ce 18 décembre, quatre associations (Les Amis de la Terre, Apel57, Lorraine Nature Environnement et le Collectif de défense des bassins miniers) ont annoncé se porter en justice contre le projet d’exploitation du gaz de couche en Moselle-Est.
Dans son intervention liminaire de la séance plénière du Conseil Régional du Grand Est des 14 et 15 décembre 2023, Eliane Romani, Co-présidente du groupe avait interpellé Franck Leroy de la façon suivante sur ce projet: « Vous entretenez vous aussi un lien ambigu avec les énergies fossiles. Je n’ai pas pour habitude de soutenir les ministres d’Emmanuel Macron, mais il faut bien reconnaître que le Ministère de la transition écologique a eu la cohérence de refuser ce projet et continue aujourd’hui la bataille juridique, aux côtés des associations. Lui, oui. Vous, non. M. le Président, votre refus de vous positionner sur cette question alors que c’est de la santé des habitant.es de notre région dont il s’agit, quelle erreur XXL. »
Suite à ces recours déposés par les associations, Eliane Romani et Lou Noirclere, Co-président.e.s de notre groupe déclarent: « Si Franck Leroy souhaite sincèrement protéger nos habitant.e.s, l’environnement et assurer le rayonnement de notre région, il doit refuser que celle-ci devienne la poubelle de France en s’opposant au projet de gaz de couche, au confinement des déchets à Stocamine ainsi qu’au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. »
Pour rappel, porté par la Française de l’Énergie, ce projet prévoit d’exploiter ce gaz dans une quarantaine de communes de Moselle-Est, sur 191 km2 . L’été dernier, le Ministère de la Transition écologique a refusé d’octroyer la demande de concession à cette entreprise. Cette dernière l’a attaqué devant le tribunal administratif de Strasbourg qui a finalement contraint le Ministère à publier l’autorisation d’exploitation. Le Ministère a dû publier un décret autorisant le projet, le 20 novembre dernier. Aujourd’hui, la bataille juridique bat son plein: le Ministère fait appel de la décision du tribunal administratif et les quatre associations lancent une double procédure. D’une part, elles attaquent le décret du 20 novembre. D’autre part, elles soutiennent le Ministère dans son recours contre la décision du tribunal administratif.
