Communiqué de presse du 18 novembre 2025
Les Écologistes du Grand Est expriment leur indignation et leur soutien total aux huit militant·e·s écologistes placé·e·s en garde à vue pendant 46 heures pour avoir tagué un pont à Dorlisheim, afin d’alerter sur le danger que représente Stocamine pour la nappe phréatique alsacienne et les 5,6 millions de personnes qui en dépendent.
Ces interpellations révèlent une volonté politique de museler les lanceurs d’alerte plutôt que de résoudre le problème sanitaire et écologique que pose ce site de stockage de déchets toxiques
Les études indépendantes sur Stocamine pointent les risques majeurs de corrosion des puits et de contamination de la nappe phréatique. La justice administrative a suspendu les travaux à plusieurs reprises, soulignant les lacunes des études d’impact et les risques irréversibles pour l’environnement
Pourtant, plutôt que d’écouter ces alertes, l’État préfère réprimer celles et ceux qui les portent.
Cette répression est d’autant plus choquante que les militant·e·s agissaient pacifiquement pour alerter sur un danger sanitaire et écologique.
La lutte pour la justice environnementale ne s’arrêtera pas. Face à l’inaction de l’État et à la répression, la solidarité et la mobilisation citoyenne sont nos meilleures armes. Au sein du Conseil régional nous restons mobilisé·e·s pour relayer des inquiétudes citoyennes sur ce scandale sanitaire comme sur tant d’autres (Cigéo, pesticides, etc.).
