Disparition de Francis Hallé : les forêts du Grand Est perdent un allié visionnaire

Communiqué de presse du 08 janvier 2026

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Francis Hallé, survenu le 31 décembre 2025.

Botaniste, biologiste et dendrologue de renommée internationale, il a consacré sa vie à l’étude des forêts et à la transmission de son savoir, marquant les esprits par ses travaux scientifiques autant que par la finesse de son œuvre graphique.

Dans notre région, il a porté avec ferveur un programme ambitieux : la renaissance d’une forêt primaire transfrontalière. Ce projet de 70 000 hectares sur 700 ans, visant à rendre à la nature sa pleine autonomie, constituait l’un de ses derniers grands combats. Bien que soutenu aux niveaux national et européen, ce pari de « libre évolution » s’était heurté à des résistances locales.

Nos pensées vont à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à la communauté des amoureux de la vie sauvage qui perd aujourd’hui l’un de ses plus illustres représentants.

Eliane Romani commente : “Avec la disparition de Francis Hallé, la France perd un infatigable défenseur du vivant et le Grand Est un véritable visionnaire. Les écologistes de la région ont toujours soutenu son pari de création d’une forêt primaire à cheval sur les frontières française, allemande, luxembourgeoise et belge, qui aurait été un cadeau magnifique à notre patrimoine écologique autant qu’à la construction européenne.

Lou Noirclere ajoute : “ Francis Hallé aura nourri nos imaginaires par des projets concrets privilégiant un avenir désirable pour les générations futures. En se prononçant en 2023 contre la création d’une forêt primaire en son sein, le comité syndical du parc naturel régional des Ardennes est passé à côté du sens de l’Histoire, cédant à des enjeux de court terme. Nous resterons fidèles à l’exemple de Francis Hallé en continuant de porter l’exigence d’une nature mieux valorisée dans les politiques publiques. ”

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