Communiqué de presse du 23 janvier 2026
Mardi 21 janvier, la Commission mixte paritaire (CMP) du projet de loi de « simplification de la vie économique » a introduit le caractère “optionnel” des Conseils économique, social et environnemental régionaux (CESER). Il s’agit d’un coup historique porté à l’encontre des CESER dont la sauvegarde serait ainsi soumise au bon vouloir des président·es de Régions.
Eliane Romani : “Je suis très inquiète de cette décision de la CMP qui remet en cause l’existence même des CESER. Les avis de la société civile organisée éclairent largement nos décisions à la Région Grand Est. D’ailleurs notre volonté n’est pas seulement de les maintenir dans leurs prérogatives actuelles mais plutôt d’élargir leurs compétences.”
Lou Noirclere : “Au moment où l’extrême droite est en position de conquérir le pouvoir, la disparition – même partielle – des CESER porterait un coup sévère aux corps intermédiaires, derniers remparts de la vie démocratique et du vivre ensemble.”
Les CESER jouent un rôle essentiel en matière de démocratie consultative en portant la voix de la société civile organisée auprès des Conseils régionaux. Au travers d’avis, de consultations et d’évaluation, les CESER apportent une expertise et une vision complémentaire indispensables à la construction des politiques publiques régionales.
Le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est réaffirme son soutien aux CESER, et en particulier au CESER Grand Est, et appelle les parlementaires à préserver l’existence, les missions et les moyens des CESER en rejetant ce texte de loi lors du vote, mardi 27 février, à l’Assemblée nationale.
