Communiqué de presse du 10 juin 2026
Le jeudi 11 juin 2026, en séance plénière à l’Hôtel de Région à Metz, la Région Grand Est organise un débat sur l’avenir de l’industrie. Une séquence de tables-rondes restreintes à une vision purement patronale et financière. Le groupe Les Écologistes de la Région a invité des représentant·es des salarié·es de la CGT et de la CFDT afin qu’ils puissent également s’exprimer et rappeler une vérité fondamentale : l’industrie, c’est d’abord l’humain. Un temps d’échanges symboliquement programmé en parallèle de la première table-ronde.
L’expertise du terrain face aux obsessions financières
Lou Noirclere, co-président du groupe Les Écologistes : « Le Conseil Régional a choisi d’organiser une journée de tables rondes avec uniquement des chef·fes d’entreprises. Un choix révélateur : celui d’une vision où l’économie se résume à des bilans, des dividendes, des parts de marché. Mais l’industrie, c’est d’abord des femmes et des hommes qui, chaque jour, transforment la matière, innovent, et font tourner nos usines. Sans elles et eux, pas de production, pas d’industrie.
Alors aujourd’hui, nous avons voulu redonner la parole à celles et ceux qui savent, par expérience, ce que signifie travailler dans l’industrie en 2026 : les représentant·es des salarié·es. Leur expertise n’est pas théorique, elle est ancrée dans le réel, dans les ateliers, sur les chaînes, dans les bureaux d’études. »
Pour un autre modèle industriel : social, écologique et compétitif
Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes : « Notre ambition ? Montrer qu’une autre industrie est possible. Une industrie qui ne sacrifie pas les conditions de travail sur l’autel de la compétitivité. Une industrie qui ne considère pas l’écologie comme une contrainte, mais comme une opportunité pour repenser nos modèles de production.
Alors oui, il faut parler de compétitivité, mais sans parler santé au travail, sans parler transition écologique, la compétitivité n’a pas de sens. L’innovation sans dialogue social, c’est pareil, cela n’a pas de sens.
L’industrie de demain, elle se construit avec les salarié·es, ou elle ne se construira pas du tout. »
