En décembre 2025, la Région Grand Est a annoncé baisser le budget culturel régional de plus de 5%, soit une baisse de plus de 5 millions d’euros pour l’année 2026.
En parallèle, l’Etat a annoncé une baisse de 200 millions d’euros de son budget alloué à la culture. Au lieu de compenser cette coupe budgétaire, la Région Grand Est fait le choix de l’accentuer, portant un coup irréversible au spectacle vivant, aux intermittents, aux compagnies régionales.
La culture est sacrifiée, en témoigne le sort réservé à l’Agence Culturelle Grand Est. En baissant de plus de 60% son budget, la Région opère un vrai démantèlement de l’Agence, entraînant la suppression du pôle spectacle vivant et le licenciement d’une douzaine de salarié.es de l’Agence. Membre de son conseil d’administration, Caroline Reys, Conseillère Régionale (Sélestat) a eu plusieurs fois l’occasion d’exprimer notre position sans ambiguïté : “Nous apportons tout notre soutien au personnel qui va être licencié”.
Les conséquences de ces coupes budgétaires sont sans précédent pour le secteur culturel régional : création, diffusion, statut d’intermittent, c’est tout un écosystème qui est fragilisé. Et contrairement à ce que prétend la majorité régionale, ce sont les plus fragiles qui sont touchés et risquent de disparaître. Nous faisons face à une véritable destruction de la vitalité artistique du territoire.
Christophe Dumont ajoute : “Dans notre région, les tournages sont interrompus, le téléphone des intermittents ne sonne plus. Pour la vidéoprotection, il n’y a pas de restriction budgétaire. Actuellement, les seules caméras qui tournent en Région Grand Est sont celles qui assurent la surveillance.”
La culture est perçue par la majorité régionale (la droite) comme une simple variable d’ajustement comptable. Or elle est essentielle dans ce monde de tous les dérèglements : en matière de lien social, d’émancipation et de vitalité dans nos territoires.
A l’occasion de la Commission permanente du 9 avril, nous avons adressé tout notre soutien à la mobilisation du secteur culturel régional “La culture se meurt à l’Est”. Eliane Romani a rappelé une fois de plus : “Au final ce sont les compagnies, les artistes et les techniciens intermittents qui subiront les conséquences. On fragilise les plus fragiles”.
Pour les soutenir vous aussi, signez la pétition.
