En amont de l’ouverture de la plénière, nous sommes allés soutenir les acteurs·trices de la culture, mobilisé·es devant l’Hôtel de région pour dénoncer les baisses budgétaires prévues par la majorité régionale.

Lors de son allocution introductive, Eliane Romani a débuté par une note d’espoir en saluant la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran. Elle a toutefois rapidement abordé des enjeux plus graves, dénonçant les conflits au Proche-Orient et l’alerte sanitaire de l’ANSES concernant la surexposition des Français au cadmium.
Face à cette menace, elle a interpellé le Président sur l’urgence de transformer notre modèle agricole. Elle a illustré cette nécessité par le scandale Nestlé Waters dans les Vosges, symbole d’une dérive environnementale marquée par l’abandon massif de déchets plastiques.

Elle a fermement condamné l’inaction des parlementaires de droite, les accusant de privilégier le clientélisme électoral au détriment de la santé publique. Enfin, elle a déploré les choix budgétaires de la majorité régionale qui sacrifient des secteurs vitaux : transports ferroviaires, énergies renouvelables et culture. Pour elle, persister dans cette voie constitue une faute politique majeure face aux crises actuelles.
Faire du numérique une force d’avenir pour le Grand Est – Connecter, protéger, transformer
Lors des débats sur la stratégie numérique régionale, Laure Haag et Gérard Schann ont dressé un bilan critique, pointant le fossé persistant entre les infrastructures techniques et les inégalités d’accès. Bien que la réussite technique du déploiement de la fibre soit saluée, ils ont dénoncé fermement les dérives d’une dématérialisation à marche forcée. Laure Haag a souligné notamment que l’illectronisme fragilise le service public et exige un renforcement de la médiation humaine ainsi que la création de tarifs sociaux pour protéger les plus précaires.

Leurs interventions se sont articulées autour de trois piliers essentiels : l’inclusion, la sobriété et la souveraineté. Ils ont alerté sur la violence sociale causée par la suppression du réseau cuivre et ont critiqué l’impact environnemental croissant des datacenters sur les ressources agricoles. Ils ont prôné également une transition vers des logiciels européens pour s’émanciper des géants technologiques mondiaux.

Enfin, ils ont déploré l’absence de mesures concrètes face aux risques psychosociaux et sanitaires liés aux écrans. Pour Gérard Schann, le numérique doit impérativement rester un outil au service de l’intérêt général et non une finalité en soi. Il a appelé l’exécutif à dépasser les simples vœux pieux pour adopter une vision réellement cohérente, sobre et inclusive.
Stratégie Régionale Compétitivité des Entreprises par le Numérique
Lors de son intervention sur la stratégie numérique régionale 2026-2030, Laure Haag a critiqué un projet privilégiant la compétitivité au détriment de l’écologie. Bien que le diagnostic soit pertinent, elle déplore que le « numérique responsable » reste secondaire.

Face à ce constat, elle a défendu une vision alternative axée sur la souveraineté et la sobriété, prônant des investissements ciblés vers les logiciels libres, l’économie circulaire et les « low-techs », tout en s’émancipant des GAFAM. Elle a également insisté sur la nécessité de hiérarchiser les usages selon leur utilité sociale. Soulignant l’empreinte carbone croissante du secteur en Grand Est, elle a affirmé qu’une politique publique ne peut rester neutre. Faute d’engagements suffisants, nous avons voté contre cette délibération.
Libération de Cécile Kohler et Jacques Paris

Lors de la pause méridienne, l’ensemble des élu·es s’est rassemblé devant l’entrée de l’Hôtel de Région à Metz afin de décrocher symboliquement la bâche en soutien aux deux otages des geôles iraniennes enfin de retour chez eux. Nous nous réjouissons pour leurs proches et souhaitons aux ex-détenus de trouver les conditions favorables à leur reconstruction.
Contrat de filière fruits et légumes du Grand Est 2026 – 2030

Laurent Dreyfus a analysé le contrat de filière fruits et légumes régional, déplorant que trop de produits soient encore importés. Il a souligné la timidité de la transition écologique, notamment dans le secteur légumier, et a appelé à une reconquête de la souveraineté alimentaire.
Il a exigé un soutien massif au maraîchage biologique par une simplification de l’accès au foncier et des aides ciblées. Il a également proposé le financement d’outils de vente directe et d’infrastructures logistiques mutualisées pour favoriser les circuits courts.
Mise en œuvre du Plan régional de sécurisation des lycées publics du Grand-Est

Ludivine Pérard a critiqué l’orientation du plan de sécurisation des lycées du Grand Est jugé trop centré sur des mesures matérielles (caméras, clôtures). Ces dispositifs ne résolvent pas les problèmes de fond mais ils déplacent les risques et créent une illusion de sécurité. La vraie prévention passe par le lien humain, l’écoute, et des moyens concrets : agents d’entretien, cantines, médecins scolaires alors que l’État et la Région réduisent ces effectifs, affaiblissant le rempart social contre la violence. La sécurité ne se décrète pas, elle se construit par l’accompagnement. Ludivine Pérard conclut : « Mieux vaut investir dans l’avenir que surveiller. »
Les deux ans du Pacte pour les Ruralités

Il y a 2 ans, les écologistes ont été le seul groupe à ne pas approuver ce Pacte. Non par défiance, par dogmatisme, ou par posture, mais par exigence. Lou Noirclère a rappelé que le Pacte n’a pas permis de financer de nouvelles initiatives mais regroupe, sous un même label, des projets déjà engagés auparavant. Loin des effets d’annonce, les investissements dans les équipements publics, pour le soutien aux entreprises, pour le développement du tourisme et même pour la vidéosurveillance, s’appuient sur des délibérations antérieures au pacte. Nous affirmons que la responsabilité commanderait de refuser de susciter de faux espoirs, au moment où la défiance de nos concitoyens envers leurs élu·es est à son apogée.
Rapport annuel du mandataire sur le fonctionnement des Sociétés d’Économie Mixte (SEM) et Sociétés Publiques Locales (SPL)

Ghislain Wysocinski a interpellé la majorité sur la SPL Destination Amnéville dont nous détenons près de 15% du capital – soit plus de 2 millions d’€ : le Snow-World d’Amnéville, une piste de ski en intérieur, géré par cette SPL, pose un problème politique majeur : refroidir une piste de ski toute l’année est un contre-sens écologique en complet décalage avec les enjeux du XXIe siècle. Alors que dans le reste des politiques régionales, de nouvelles réglementations sont en place pour adapter notre politique touristique aux enjeux de la transition écologique, le Snow-World est une infrastructure qui va à l’encontre du bon sens. De plus, avec 74 000 clients en 2024 sur les 4,58 millions de visites de la Cité des Loisirs d’Amnéville, le Snow-World ne trouve manifestement pas son public et n’est pas pertinent économiquement non plus.
Question orale prix du Carburant
Les cours du pétrole grimpent et mardi 31 mars, le gazole, carburant le plus consommé en France, affichait un prix moyen hebdomadaire supérieur à 2€ le litre. Ce coût, nous le savons, pèse sur le quotidien des nombreux habitants du Grand Est qui utilisent la voiture comme mode de transport quotidien. Face à la crise, les pouvoirs publics ont un devoir d’agir. Aussi, la Région Grand Est peut et doit agir sur les leviers dont elle dispose, notamment sur le coût du billet TER, en particulier le coût des abonnements, et sur l’investissement dans les énergies renouvelables. Après quatre années consécutives d’augmentation du prix du TER, il est urgent de rendre le transport ferroviaire à nouveau attractif.
Lou Noirclère a interpellé le Président, compte-tenu de la gravité de la situation économique concernant le prix du pétrole et du gaz sur les actions à mener par la Région Grand Est
Motion Loi Alsace

La proposition de loi pour la création d’une collectivité unique en Alsace a été votée en séance plénière de l’Assemblée Nationale mercredi 8 avril 2026 par une union des députés de l’extrême-droite, de la droite et du centre. Nous avons voté une motion avec la majorité de l’Assemblée Régionale pour dénoncer cette loi démagogique, qui n’a pas pour objet de recréer une région Alsace mais de transférer de nouvelles compétences à l’échelon départemental qu’est la Collectivité Européenne d’Alsace. En savoir plus sur notre position sur ce texte.
Motion Polyprep

Un projet d’usine de pyrolyse à Saint-Martin-sur-le-Pré (Marne) vise à transformer des montagnes de déchets plastiques. Si nous soutenons le recyclage, nous demandons à la Région Grand Est de lancer une étude afin de s’assurer que le projet ne sacrifie pas la santé des habitant·es sur l’autel d’une industrie plastique encore expérimentale et risquée. Nous avons déposé une motion en ce sens qui n’a pas eu le temps d’être soumise au vote de cette séance mais la majorité s’est engagée oralement à y donner suite. En savoir plus sur ce sujet.
