La Région Grand Est vient de porter un nouveau coup aux jeunes les plus vulnérables. En réduisant drastiquement son soutien à des dispositifs essentiels comme le Départ 18-25 de l’ANCV (sous-couvert de changements techniques) ou en mettant fin aux subventions pour Jeunesse au Plein Air et le Secours Populaire, elle prive des milliers d’enfants et de jeunes adultes de leur droit fondamental : partir en vacances. Pourtant, dans une région où les inégalités sociales sont plus marquées qu’ailleurs en France, ces aides étaient une bouffée d’oxygène pour des familles déjà à bout de souffle.
Concrètement, cela signifie :
- 50 000 € en moins pour le dispositif Départ 18-25 de l’ANCV, qui permet à des jeunes adultes de partir en vacances.
- La fin des 60 000 € annuels à Jeunesse au Plein Air, une organisation qui, grâce à un réseau de 39 structures, offrait chaque été des séjours à 700 enfants de 6 à 14 ans.
- L’arrêt de la subvention de 39 000 € au Secours Populaire, qui organisait la « Journée des oubliés des vacances », bénéficiant à 2 000 enfants de 8 à 13 ans.
Le résultat est sans appel. Des milliers de jeunes se retrouveront exclus des vacances, alors que, selon l’Observatoire des inégalités et l’Insee, 5 millions d’enfants en France ne partent déjà pas, faute de moyens.
Pire, ces coupes s’inscrivent dans une stratégie antisociale : la Région préfère soutenir des hôtels 5 étoiles et des structures touristiques haut de gamme, qui n’ont nul besoin de l’argent public pour prospérer. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont encore été alloués récemment à des établissements qui « font le plein », au détriment des jeunes et des familles précaires.
La Région Grand Est a fait un choix clair : privilégier le luxe plutôt que l’égalité des chances. Pourtant, les vacances ne sont pas un privilège, mais un droit social qui contribue à l’épanouissement, à la santé et à la cohésion sociale.
