Pour la troisième année consécutive, le Convoi de l’eau en Alsace a réaffirmé son engagement militant, joyeux et formateur. Cet événement, devenu un rendez-vous incontournable pour la préservation de nos ressources, a mobilisé de nombreux·euses participant·es, parmi lesquels Cécile Germain-Ecuer, conseillère régionale Grand Est, qui a tenu à apporter son soutien actif à cette démarche.
Trois jours d’immersion et de réflexion
Durant ces trois jours de vélo à travers le territoire alsacien (du 23 au 25 mai), les participant·es sont allé·es à la rencontre d’acteurs et d’actrices locaux. Ce parcours a permis de mettre en lumière l’inconséquence de certaines politiques d’aménagement du territoire. Cécile Germain-Ecuer a particulièrement insisté sur le contraste entre la réalité du terrain et les décisions économiques actuelles : « Quand on entend que l’installation d’un data center à Petit-Landau (68) est une excellente nouvelle, on a envie de pleurer. Deux blocs s’affrontent : celui du capital, qui ne voit le succès que par le prisme de l’économie, et un autre, qui fait face à la réalité d’un système à bout de souffle. »
L’eau comme fil conducteur systémique
L’eau a été le fil conducteur de cette aventure militante. Loin de se limiter à une gestion technique de la ressource, le convoi a adopté une approche systémique. Un autre monde est possible comme en témoignent les rencontres avec des représentant.e.s de la communauté autogérée Longo Mai, les agriculteurs et agricultrices qui font de leur métier un moyen d’habiter autrement notre Terre ou encore les convoyeurs·euses, chacun·e porteur·euse de sa propre histoire et de son propre rapport au monde. « Donner la parole à celles et ceux qu’on écoute et qu’on voit peu, c’est sans doute ce qu’il y a de plus inspirant », rappelle la conseillère régionale.
Cécile Germain-Ecuer, engagée en tant que co-organisatrice, témoigne du soutien indéfectible de notre groupe aux alternatives durables sans oublier de dénoncer la course au profit public au détriment de la santé, de la biodiversité et de la pérennité du tissu rural. Beaucoup de propositions que nous portons dans l’institution, sur les modèles agricole ou industriel par exemple, priorisent la préservation de ce bien commun sans lequel la vie est juste impossible.
Le succès de cette édition confirme la nécessité de poursuivre ces actions pour protéger le vivant. Les participant·es sont déjà tourné·es vers l’avenir, avec l’espoir de pérenniser ce mouvement essentiel pour une autre manière d’habiter le monde.





