Pas de tir du blaireau en Meurthe-et-Moselle !

Le tir du blaireau ne sera finalement pas autorisée en Meurthe-et-Moselle !

C’est une victoire collective des associations et citoyen·nes, engagé·es pour le vivant, à l’origine du recours.

Nous avions également saisi le Préfet de Meurthe-et-Moselle afin qu’il annule l’arrêté autorisant le tir du blaireau. Nous soutenions cette demande de recours gracieux, contestant une destruction d’espèce jugée disproportionnée et non justifiée par des preuves précises de dégâts ou l’étude préalable d’alternatives non létales.

Notre courrier au Préfet :

Nancy, le 13 août 2026

Objet : Soutien au recours gracieux – Arrêté préfectoral n° 2026/DDT/ABER/138 autorisant le tir du blaireau

Monsieur le Préfet Yves Seguy,

Notre attention a été attirée par plusieurs associations locales sur l’arrêté préfectoral n° 2026/DDT/ABER/138 autorisant le tir du blaireau en Meurthe-et-Moselle, ainsi que sur le recours gracieux qui vous a été adressé afin d’en demander le réexamen.

Après avoir pris connaissance des arguments présentés, nous souhaitons à notre tour vous faire part de nos préoccupations et soutenir cette demande de recours gracieux.

Cette décision intervient dans un contexte environnemental particulièrement difficile. Notre département connaît actuellement un important stress hydrique, avec de faibles débits et de nombreux cours d’eau à sec. Dans le même temps, les forêts du Grand Est connaissent une situation préoccupante de dépérissement liée notamment aux changements climatiques.

On ne peut pas gérer la nature comme si rien n’avait changé.

Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur la nécessité d’ajouter une pression supplémentaire sur une espèce sauvage.

Les dégâts invoqués sont-ils précisément identifiés, localisés et quantifiés ? Sont-ils bien attribués au blaireau ? Quelles solutions non létales ont été étudiées et mises en place avant d’autoriser le tir ?

Un constat ponctuel de dégâts ne nous semble pas suffisant pour justifier une mesure générale de destruction d’une espèce sauvage.

Nous avons besoin de milieux naturels et de forêts plus résilients face au changement climatique, et non d’une simplification supplémentaire de nos écosystèmes.

L’approche « Une seule santé » (One Health) rappelle également que la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont liées. Protéger la biodiversité, c’est aussi protéger notre territoire et notre avenir.

Lorsqu’un dommage est constaté, il doit bien sûr être traité. Mais avant d’autoriser la destruction d’une espèce sauvage, il nous semble nécessaire de démontrer la réalité des dégâts, leur importance, l’absence d’alternatives efficaces et la proportionnalité de la mesure.

Nous vous demandons donc de bien vouloir réexaminer l’arrêté préfectoral n° 2026/DDT/ABER/138 et de donner une suite favorable au recours gracieux qui vous a été adressé.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette demande.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération respectueuse.

Géraldine Krin, Conseillère Régionale, Adjointe au Maire de Nancy

Eliane Romani, Conseillère Régionale, Co-Présidente du groupe Les Écologistes Grand Est    

Lou Noirclere, Conseiller Régional, Co-Président du groupe Les Écologistes Grand Est  

Laurent Dreyfus, Conseiller Régional

Evelyne Gareaux, Conseillère Régionale

Cécile Germain-Ecuer, Conseillère Régionale

Ludivine Perard, Conseillère Régionale

Gérard Schann, Conseiller Régional