Fin du ski alpin au Lac Blanc : soutien à une décision difficile mais tournée vers l’avenir

Le Syndicat Mixte d’Aménagement du Lac Blanc a annoncé la fin de l’exploitation des remontées mécaniques à partir de la saison 2026-2027.  Une décision qui fera date. 

Nous tenons à exprimer notre soutien face à ce choix difficile et lucide.

En politique, le faux courage consiste trop souvent à repousser les échéances inéluctables pour s’épargner des débats inconfortables. Les élu·es du syndicat mixte ont fait le choix inverse : celui de la responsabilité et de l’anticipation.

La première marche vers la résilience climatique est la prise de conscience de la fin d’un monde qui ne reviendra pas.

Regarder la réalité en face – celle d’un massif vosgien marqué par des hivers plus courts et un enneigement de plus en plus incertain – n’est pas un aveu de faiblesse. C’est, au contraire, le premier acte pour un avenir viable. En refusant de prolonger artificiellement, à grands frais d’argent public, un modèle condamné par les bouleversements climatiques subis par notre planète, ils et elles ont posé les bases d’une transition juste et lucide.

La fin du ski alpin au Lac Blanc ne signifie en aucun cas le déclin de nos montagnes. Le territoire vosgien possède de formidables atouts :

  • Un patrimoine naturel exceptionnel à préserver.
  • Des paysages propices à un tourisme des quatre saisons, respectueux du vivant.
  • Un terroir riche, une identité forte et une capacité d’innovation.
  • Une population volontaire qui entend vivre au pays de toutes ces richesses

Ces forces constitueront, à n’en pas douter, le socle d’un nouveau projet de territoire. Ce projet, construit dans le respect des limites environnementales, saura offrir une durabilité économique et un cadre de vie épanouissant pour l’ensemble des habitant·es du massif.

Les élu·es écologistes, qui défendent depuis longtemps cette vision d’une transition nécessaire et planifiée au sein de la région Grand Est comme à la Collectivité européenne d’Alsace, saluent la démarche.

Nous restons mobilisé.es pour accompagner, soutenir et faciliter la réussite de ce nouveau projet, afin qu’aucun·e salarié·e, aucun·e professionnel·le, aucune commune ne soit laissé·e sur le côté.