Question orale sur la mobilisation lycéenne

Séance Plénière du 15 octobre 2026

Monsieur le Président,

Depuis plusieurs jours, des milliers de lycéens du Grand Est expriment en manifestant des préoccupations concrètes et récurrentes : classes surchargées, enseignants non remplacés, locaux vétustes et inadaptés, difficultés liées à Parcoursup, transports et conditions d’étude dégradées.

Vous avez choisi de répondre à cette colère par une lecture quasiment exclusivement sécuritaire. Plaintes systématiques, saisine du garde des Sceaux, exigence de réponse pénale « rapide et ferme », mise en cause des parents, dénonciation d’une « instrumentalisation » politique… Autant de formules qui peuvent se justifier face aux dégradations et aux violences mais qui ne sauraient être une réponse aux revendications. 

En réduisant le mouvement à la violence, vous passez en effet à côté de l’essentiel : la demande de dialogue et de réponses concrètes que vous-même reconnaissez avoir entendue lors de vos échanges à Forbach et Schoeneck. Or, à ce jour, aucune mesure d’ampleur n’a été annoncée sur les conditions d’apprentissage, les moyens alloués aux établissements ou la rénovation des lycées.

Ma question est donc simple :  

Au-delà de la répression et de la fermeté, quand la Région Grand Est cessera-t-elle de traiter la crise lycéenne comme un problème d’ordre public pour enfin y apporter des réponses budgétaires et structurelles à la hauteur des attentes des jeunes ?

Déposée par Monsieur Lou Noirclere pour le groupe Les Écologistes 

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