Communiqué de presse – Gaz de couche en Moselle : le débat s’impose !

Communiqué de presse du 22 octobre 2025

Suite à l’invitation de la Française de l’Energie (FDE), en lien avec des chercheurs du projet REGALOR, un déplacement de Franck Leroy, président de la Région Grand Est, et de la majorité régionale est prévu jeudi 23 octobre dans le secteur de Saint-Avold. Les conseillers régionaux d’opposition n’ont pas été invités. 

Or, depuis le début du mandat, nous alertons sur les risques environnementaux du projet d’exploitation de gaz de couche en Moselle porté par la Française de l’Énergie, dont la concession d’exploration lui a été octroyée en novembre 2023 sur décision de justice (après avoir été une première fois rejetée en avril 2023 par l’instruction, le gisement ayant été considéré comme non-exploitable). En effet, l’extraction du gaz de couche nécessite l’utilisation de techniques non conventionnelles, dont les impacts environnementaux sont encore largement méconnus. De plus, la Française de l’Énergie sous-estime les graves risques en termes de pollution de l’eau dans une région déjà largement impactée par l’extraction de charbon.  

Depuis 2012, le projet de recherche scientifique REGALOR, en partenariat avec la Française de l’Energie, étudie la faisabilité d’une exploitation de gaz de couche à faible impact carbone en Lorraine. Aujourd’hui, la Région Grand Est soutient financièrement le développement du projet REGALOR II, alors même que REGALOR I n’a jamais été évalué

Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Ecologistes à la Région Grand Est, déclare : “Les Ecologistes s’opposent au fait que la Région Grand Est devienne la poubelle de France : projet de gaz de couche en Moselle, confinement des déchets à Stocamine ou projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, les exemples ne manquent pas. Sur des sujets aussi importants pour nos territoires, le président de la Région doit engager un débat démocratique, d’autant que l’opposition citoyenne est vive”. 

Retour sur la Séance Plénière du jeudi 16 octobre 2025 

Dans son propos liminaire, notre co-présidente Eliane Romani a relayé, deux alertes : la première concerne la santé en ce mois d’Octobre Rose. Elle cite l’étude de la professeure, Carole Mathelin de l’institut de cancérologie de Strasbourg, qui montre que la France est le premier pays au monde en termes d’incidence du cancer du sein : 12 000 décès de femmes par an. Des cancers liés aux facteurs environnementaux comme la présence de perturbateurs endocriniens (comme les pesticides), les Pfas et les métaux. Hayange, Florange, Mulhouse sont bien classées dans ce triste palmarès et bien des politiques industrielles et agricoles régionales favorisent encore ces pollutions.

La seconde alerte concerne les associations mobilisées le 11 octobre pour dire “ ça ne tient plus”. Dernier rempart face aux factures sociales, environnementales, politiques et économiques, leurs missions explosent pendant que les subventions diminuent. Elles dénoncent par ailleurs la politique des appels à projets de la Région qui les précarise.


La proposition de loi Duplomb-Ménonville, visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », a franchi le seuil du million de signatures citoyennes le dimanche 20 juillet. Cette mobilisation inédite a enfin permis d’envisager un débat à l’Assemblée Nationale, que l’alliance des forces de droite et d’extrême-droite avait empêché par une motion de rejet préalable.

Notre groupe a déposé un vœu appelant les conseillers régionaux du Grand Est à se positionner pour une nouvelle politique agricole, respectueuse de la santé publique et de l’environnement et qu’ils et elles demandent la tenue d’un débat à l’Assemblée Nationale sur le fond de la proposition de loi Duplomb-Ménonville. Un texte rejeté largement par une assemblée arc-boutée sur un modèle agricole du passé.

Evelyne Gareaux a évalué la stratégie mémorielle du Grand Est. Si l’histoire régionale est marquée par les conflits, la mémoire est plurielle et mouvante (soldats, femmes, ouvriers, immigrés, environnement). Elle a salué la création du nouveau dispositif « Soutien à la Mémoire (conflits, travail, humanisme) » pour son caractère inclusif et transversal. Elle a également soutenu les projets fédérateurs, comme le Mur des noms de Schirmeck, qui construisent une mémoire résiliente et favorisent le lien commun.

Citant Tzvetan Todorov, elle a insisté pour que le travail de mémoire serve à tirer des leçons. 

En conclusion, elle a soutenu une mémoire régionale inclusive, fédératrice et mouvante, opposée aux mémoires figées et clivantes de l’extrême-droite. Elle a mis un bémol sur les incertitudes budgétaires qui ne doivent pas menacer cette politique essentielle.

Après les propos honteux du Rassemblement National qui ont voté contre ce rapport et ont osé se revendiquer de l’héritage de la Résistance face au nazisme, Lou Noirclere a rappelé que leur parti qui portait il y a encore quelques années le nom de Front National, a été fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen aux côtés d’anciens Waffen-SS et de sympathisants néo-nazis. Il est là leur héritage. 

Lou Noirclere a rappelé que les écologistes approuvaient le déploiement d’une politique de fret ferroviaire dans notre région. Les transports restent le premier secteur d’émissions de gaz à effet de serre en France, issus des voitures individuelles mais également des poids lourds.

Aussi, alors que notre région est pionnière dans la mise en place d’une écocontribution poids-lourd, le développement du fret ferroviaire, du fret fluvial et du ferroutage est essentiel pour appréhender l’enjeu du report modal de la circulation des marchandises.

Néanmoins, cette stratégie doit s’inscrire dans le temps long. Il ne doit pas s’agir d’un simple accompagnement du monde économique afin de rassurer les entreprises de notre région avant la mise en place de l’écocontribution.

Caroline Reys a salué les engagements de ce schéma de promotion d’achats responsables (SPASER) : la commande publique est un levier essentiel de notre économie et une manière directe, pour nos collectivités, de soutenir une économie locale et vertueuse. En 2024, 70% des marchés publics contenaient au moins une clause environnementale.

Mais ce bon résultat met malheureusement en lumière les faiblesses sur le plan social : dotée d’objectifs plus faibles sur ce volet, notre commande publique n’est pas toujours adaptée aux besoins réels du territoire en la matière.

Par ailleurs Caroline Reys a rappelé que la commande publique n’est que l’exécution des décisions politiques : financer des contournements routiers ou des aménagements dangereux pour la biodiversité ne pourra jamais être vertueux, quand bien-même ces projets seraient réalisés avec du béton recyclé. 

Laure Haag a vivement critiqué le gâchis d’argent public alloué aux entreprises et a souligné le manque de transparence et d’évaluation de l’efficacité économique et sociale de ces aides. Elle s’est inquiétée de l’absence d’analyse des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Dans notre région, ce sont 89 millions d’euros régionaux qui ont financé des projets utiles mais aussi parfois inutiles ou qui ont augmenté les dividendes.  Elle a déploré que seulement 10% des aides régionales aient été fléchés vers l’environnement, un pourcentage jugé dérisoire. Elle a dénoncé aussi le financement de projets sans effet de levier.

Notre groupe a demandé de mieux mesurer et piloter ces aides, en ayant défini une doctrine économique claire qui distingue les entreprises selon leur impact, leur actionnariat ou leur dépendance aux énergies fossiles. Laure Haag a insisté sur le fait que l’impôt doit servir le bien commun. Si l’argent public n’est pas mieux ciblé, l’État ne pourra pas financer les 100 milliards annuels nécessaires d’ici 2027 pour les transformations écologiques et la défense. La Région doit être une boussole, pas un arrosoir.

En récupérant la gestion du réseau routier national non-concédé, notre région a pu mettre en place des opérations de régénération attendues de longue date : pour la mise en sécurité de la RN 44, la protection de l’eau et de la biodiversité sur la RN4 ou encore la protection phonique sur l’A31.

Jean-François Secondé a rappelé que, si la reprise en gestion par notre région du réseau routier national est une bonne nouvelle, les investissements sur le réseau routier ne peuvent se faire sans ressource. L’écocontribution est donc l’occasion d’investir durablement en faisant payer le coût de la route à ses usagers plutôt qu’à l’ensemble des contribuables. 

Néanmoins, il précise que nous devons agir avec cohérence et clarté : les aides aux entreprises doivent impérativement être conditionnées et inscrites dans un projet de long terme. 

Eliane Romani et Laure Haag ont critiqué une stratégie de défense régionale jugée trop restrictive , cantonnée au volet militaire.
Eliane Romani a plaidé pour une « défense totale” et pour la résilience citoyenne. La souveraineté nationale passe également par la sortie des énergies fossiles, le développement des énergies renouvelables et une agriculture résiliente.
Laure Haag a détaillé le rôle du Grand Est en matière de défense via trois axes : accélérer la transition écologique (énergies, résilience des entreprises), développer la défense civile (esprit critique, résolution non-violente des conflits) et soutenir la base industrielle, y ajoutant l’économie circulaire de l’armement.
Le groupe s’est abstenu, dénonçant l’absence d’intégration de leur approche globale et le manque de consultation des commissions thématiques.
Ici un  article plus complet  sur ce sujet.

Laurent Dreyfus a salué le travail du déontologue. Il a aussi souligné l’important lobbying exercé par la Chambre d’Agriculture du Grand Est et les Jeunes Agriculteurs (FNSEA), tel que révélé par le répertoire des représentants d’intérêts. Bien que certaines revendications (hausse du revenu, aide Fièvre catarrhale ovine) aient été jugées légitimes, il a constaté un manque de pluralisme dans les relations avec la collectivité, ces organisations ne reflétant pas toutes les visions de la profession.

Ce manque de pluralisme a d’ailleurs été relevé par la Cour des Comptes, qui a pointé des “financements indus » de la FNSEA par les Chambres d’Agriculture. Cette proximité  incite à la vigilance face au risque accru de conflits d’intérêts. Des dossiers, comme les financements de Terrasolis ou de la FRSEA pour des études ou brochures, ont été cités en exemple.

Laurent Dreyfus a mis en doute la pertinence et l’objectivité du travail de certains acteurs, « sociologues le matin, militants enflammant impunément des palettes » le soir. Pour finir, il a repris à son compte les recommandations de la Cour des Comptes : l’attribution irrégulière de subventions doit disparaître des pratiques du réseau, et la tutelle doit y veiller.

Ce rapport détaille une action conjointe de la région et du rectorat dans nos collèges confirmant certaines craintes que nous avions exprimées en amont. Gérard Schann les a rappelées :

Les présentations des métiers au collège sont concentrées sur certains secteurs “stratégiques » et assurées par les acteurs économiques de chaque territoire : c’est la porte ouverte aux inégalités entre collèges et entre classes. Il y a un risque de limiter les horizons des collégiens aux entreprises de leur territoire.

Cécile Germain-Ecuer a rappelé la nécessité d’agir face au « plus grand défi de l’humanité ». Elle a insisté sur le fait que la réalité du dérèglement climatique a été documentée et est vécue (enneigement des Vosges, ruptures d’eau).

Elle a déploré que la dégradation de l’environnement soit moins médiatisée qu’un fait divers, bien que ses conséquences sur la santé sont alarmantes (cancers liés aux pesticides, maladies neurodégénératives, fragilisation due aux canicules) et que 48 000 personnes meurent prématurément chaque année de la pollution de l’air (5000 dans le Grand Est). Cécile Germain-Ecuer  a aussi évoqué la disparition des insectes et l’intensification des phénomènes extrêmes. Elle a souligné que la 7e limite planétaire (acidification des océans) a été officiellement dépassée.

Elle a attribué cette situation à un système économique qui a exploité l’humanité et la Terre pour un gain aliénant, générant une « perte de sens ». Elle a appelé à une union face à cette menace globale, regrettant le temps perdu dans les anciennes approches et  jugé que l’action individuelle de « colibris » ne suffirait pas, et a demandé un changement global et politique, exhortant la région Grand Est à faire plus. Elle a conclu en saluant les premières décisions prises, bien que modestes.

Ghislain Wysocinski a exprimé sa satisfaction face au rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui a confirmé la santé financière du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims. Il a rappelé le rôle écologique majeur du PNR en matière de biodiversité, de régulation (stockage de carbone, filtration de l’eau) et d’éducation.

Il a insisté sur la recommandation de la CRC de finaliser la vente du domaine de Commétreuil. Ce domaine, ancien centre d’initiation à la nature, a été fermé après le retrait de financements, et la décision a été prise de le transformer en hôtel de luxe. Ghislain Wysocinski a dénoncé ce projet, le qualifiant d' »élitiste » et le considérant comme un recul en matière d’éducation environnementale.

Il a saisi cette occasion pour revenir sur une proposition antérieure de notre groupe. Lors de la séance plénière de décembre 2023, un amendement rejeté visait à augmenter les moyens régionaux pour les associations d’éducation à l’environnement, avec un objectif de 50% d’élèves bénéficiaires d’ici 2028. Il a réitéré cette proposition, concluant que les « discours ne suffisent pas ».

Metz-Nancy Lorraine est l’aéroport dit “de proximité” le moins fréquenté en France avec 102 000 passagers en 2023. Sept fois moins que le seuil de rentabilité nécessaire. Pourtant il a perçu au total 18 M€ de la Région Grand Est entre 2016 et 2023, soit 15€ par billet.

Lou Noirclere a rappelé que le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, sur lequel s’appuie cette demande de création de commission spéciale a confirmé ce que les écologistes pressentaient : l’acharnement de la Région à subventionner un aéroport sans vision stratégique a conduit à une gabegie d’argent public.

Un travail de fond, porté de long terme par les écologistes est urgent mais ne peut se faire dans une commission pilotée par le Rassemblement National, parti climatosceptique et sourd aux questions sociales alors que l’avenir des salariés du site va devoir être au centre des attentions.

Christophe Dumont a soulevé la question de la contamination aux PFAS de Cristal Union, révélée par la presse le 9 octobre. Le premier fournisseur français de sucre a été confronté à la présence de ces « polluants éternels » sur toute sa chaîne de production, des champs aux usines. Des taux élevés de rejet d’AOF ou de PFBA ont été observés dans l’usine d’Arcis-sur-Aube.

Il a souligné le caractère insidieux de cette contamination. Les agriculteurs, sans le savoir, ont déversé les eaux de lavage polluées dans les champs, contaminant ainsi les sols, les cultures, et menaçant l’ensemble de la chaîne alimentaire via les dérivés de betteraves destinés aux animaux. La logique « circulaire » vantée par Cristal Union s’est avérée « particulièrement nocive ».

Selon l’enquête de presse, l’origine de ces PFAS pourrait être l’usage massif de pesticides depuis des années. Face à l’ampleur de la pollution, Christophe Dumont a demandé au Président de la Région d’intervenir auprès de la préfecture et de l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Il a réclamé la communication publique des résultats de l’étude lancée par Cristal Union au printemps 2024, au nom de la santé publique et de la transparence.

Communiqué de presse – Contamination aux PFAS chez Cristal Union : une spirale de pollution qui menace la santé publique et l’agriculture locale

Communiqué de presse du 16 octobre 2025

Les révélations de la presse, jeudi 9 octobre, sur la contamination massive aux polluants éternels des sites de Cristal Union, premier fournisseur de sucre à l’industrie agroalimentaire française, sont alarmantes. Les investigations menées par Disclose et France 3 Champagne-Ardenne mettent en lumière un engrenage toxique.

Une spirale infernale aux conséquences dramatiques

Les taux anormalement élevés de fluo organique absorbable (AOF) et d’acide heptafluorobutyrique (PFBA) relevés dans l’usine d’Arcis-sur-Aube révèlent une pollution systémique. Des champs de betteraves aux usines, en passant par les eaux de lavage épandues, c’est toute la chaîne de production qui est aujourd’hui contaminée. Les agriculteurs, premiers exposés, épandent des eaux polluées, contaminant les sols et les cultures qui s’y développent. Les dérivés de betteraves, destinés à l’alimentation animale, propagent cette contamination à l’ensemble de la chaîne alimentaire.. 

Christophe Dumont, conseiller régional, questionne le Président en Séance plénière du Conseil régional du Grand Est, le 16 octobre 2025 : « La contamination aux PFAS chez Cristal Union n’est pas une simple alerte environnementale, c’est un scandale sanitaire et un échec collectif de la régulation industrielle. La région Grand Est doit exiger la transparence totale sur les résultats des études et agir sans délai pour protéger les populations et les sols. La santé publique ne se négocie pas. »

Nos exigences restent les mêmes : transparence et protection des populations.Dans un souci de santé publique, et particulièrement pour protéger les agriculteurs et les habitants exposés, les Écologistes Grand Est demandent la publication immédiate des résultats de l’étude lancée par Cristal Union au printemps 2024.

Plaidoyer écologiste pour une « défense totale » qui inclut sécurité, climat et démocratie

Cette semaine la Région Grand Est a adopté sa stratégie défense afin d’apporter sa contribution aux exigences européennes et nationales. Notre groupe a proposé une contribution à ce débat. Face aux turbulences mondiales, nous avons proposé une redéfinition de la défense, au-delà de la seule dimension militaire. Ce concept de « défense totale » vise à garantir la paix, la démocratie, l’habitabilité de la Terre, et la justice sociale et environnementale. Malheureusement cette contribution n’a été ni discutée sur le fond ni incluse dans le rapport final, ce qui nous a conduit à ne pas prendre part au vote . En voici les grandes lignes.

Une Défense avant tout politique et citoyenne

Si une augmentation des moyens militaires est nécessaire, elle est insuffisante. La stratégie de défense doit être principalement politique, visant non seulement la préparation au conflit, mais surtout la construction d’une résilience efficace en temps de paix.

Les Écologistes prônent une défense en profondeur et une résilience citoyenne. Comme l’a rappelé Eliane Romani, notre co-présidente, la maxime devrait être : « Si tu veux la paix, prépare la guerre et prépare la paix. » Défendre notre démocratie, notre cohésion sociale et notre environnement est la première ligne de défense contre la guerre.

Cette approche globale est la seule à même de contrer la diversité des menaces (économiques, environnementales, hybrides, militaires). Elle nécessite une mobilisation générale des citoyen·nes car la solidité morale et la cohésion sociale sont cruciales pour affronter les chocs géopolitiques et climatiques.

Viser la souveraineté par la Transition Écologique

Face à l’insécurité climatique, associer la défense nationale à l’adaptation aux chocs environnementaux est indispensable. Une stratégie de défense devrait aussi passer par la réduction des dépendances critiques :

  • Sortie des énergies fossiles pour s’affranchir de fournisseurs hostiles.
  • Souveraineté alimentaire et réduction de la dépendance aux intrants agricoles importés.
  • Priorisation des usages pour les matières premières stratégiques.

En parallèle, nous attendons de l’Union européenne qu’elle propose enfin une défense commune (civile et militaire) pour s’affirmer comme une puissance indépendante.

Les Régions en première ligne face aux menaces

Le conflit en Ukraine a rappelé l’impératif de la « masse conventionnelle » et souligné les lacunes de l’armée française. Pour y répondre, un « high low mix » (équipements à bas coûts et technologies de pointe) est proposé. Le champ de bataille s’étant étendu (cyber, informationnel, actions hybrides), la résilience doit être locale.

Comme l’a rappelé Laure Haag, les Régions, comme le Grand Est, ont un rôle stratégique en matière de :

  1. Transition Écologique : Soutien au développement des énergies renouvelables et d’une agriculture locale pour réduire la dépendance.

Défense Civile : formation à la résolution non violente des conflits,  Lutte contre la désinformation par l’éducation aux médias et à l’esprit critique, et renforcement de la cybersécurité régionale.

  1. Économie de Défense : Soutien à la robustesse des PME, transfert des innovations et identification des savoir-faire stratégiques régionaux.

Un contrôle strict est exigé pour que les profits de l’économie de défense soient réalloués à la protection civile, climatique ou à la santé, renforçant la résilience sociétale conformément aux principes de la « défense totale ».

Communiqué de presse –Non à la suppression des trains de nuit Paris-Vienne et Paris-Berlin

Communiqué de presse du 29 septembre 2025

La SNCF et le gouvernement ont annoncé la fin de leur participation financière aux trains de nuit Paris-Vienne et Paris-Berlin, s’arrêtant dans notre Région en gare de Strasbourg, conduisant l’opérateur autrichien ÖBB à annoncer la fin des liaisons pour le 14 décembre 2025.


Ces trains de nuit ont été lancés à grand renfort de communication, annonçant le retour en force du train de nuit en Europe.


Quatre ans après la première circulation du Paris-Vienne, le gouvernement met en avant le manque de rentabilité de ces trains pour justifier ses coupes budgétaires.


Nous dénonçons un argument doublement fallacieux. Premièrement, le manque de rentabilité de ces lignes s’explique par la circulation des trains trois jours par semaine, contrairement au rythme quotidien promis par les opérateurs lors de son lancement. Ensuite, il faut rappeler que le but du service public, en particulier lorsqu’il a pour objectif de promouvoir d’autres modes de mobilité et de concurrencer la mobilité aérienne, ne peut pas être la seule rentabilité budgétaire.


Lou Noirclère, co-président du groupe Les Écologistes, déclare : “Nous craignons maintenant que le retour du train de nuit en Europe n’ait été qu’un effet d’annonce éphémère, sacrifié sur l’autel de la rigueur budgétaire. Franck Leroy, en tant que Président de la Région Grand Est, doit interpeller le gouvernement.”


“La suppression des trains de nuit Paris-Vienne et Paris-Berlin est un véritable recul pour la transition des mobilités dont le gouvernement devra assumer les conséquences” complète Eliane Romani, co-présidente, “C’est désastreux tant pour l’attractivité de notre région que pour la transition environnementale et pour les usagers du train.”

Tribune – Non au sacrifice de notre justice sociale et environnementale !

Tribune publiée sur le site de la Région Grand Est

En France, les aides publiques d’Etat aux entreprises représentent plus de 211 milliards d’euros annuels. La Région, en tant que cheffe de file du développement économique, n’est pas en reste. 

Depuis le début du mandat, nous demandons de conditionner les aides régionales aux entreprises à des garanties sociales, économiques et environnementales. Il n’est pas acceptable que des grandes entreprises puissent bénéficier de millions d’euros d’aides publiques sans aucune contrepartie, d’autant plus qu’en parallèle, les plans sociaux se multiplient. Arcelor Mittal, Novasco, Saint-Gobain… les exemples ne manquent pas. 

Les tensions budgétaires obligent à des choix. La Région ne peut pas soutenir des grandes entreprises à fond perdu, tout en faisant le choix de couper les aides qui fonctionnent :  à l’achat de vélos adaptés, à la rénovation énergétique, aux associations… Ce “deux poids-deux mesures » qui s’attaque à la justice sociale et environnementale est intolérable.

Communiqué de presse – Rendez-vous à Faulquemont (57) pour défendre le droit à la mobilité du quotidien

Communiqué de presse du 22 septembre 2025

Éliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes au Conseil Régional Grand Est sera présente, à l’invitation syndicale, le vendredi 26 septembre à 10h30 à la gare de Faulquemont (57), auprès des élu·es, des habitant·e·s et associations d’usager·e·s. Ce rassemblement vise à dénoncer la fermeture annoncée du guichet TER le premier janvier prochain. Cette fermeture est imposée sans solution de remplacement satisfaisante, notamment pour les publics éloignés du numérique ou à mobilité réduite.

Déclaration d’Éliane Romani : “Fermer un guichet sans concertation aucune c’est adopter le point de vue de la stricte rentabilité budgétaire, et non celui des besoins des habitants. C’est ignorer que les halls de gare sont également des lieux de vie et des lieux d’information précieux. C’est ignorer que les guichets ne sont pas juste une caisse enregistreuse mais aussi une présence humaine, garante de sécurité.”

Le Grand Est doit honorer l’action de la France pour la reconnaissance de l’État de Palestine

Notre courrier à Franck Leroy, Président de la Région Grand Est

Monsieur le Président,

Le Président de la République reconnaîtra officiellement et au nom de la France, la Palestine à l’ONU à New York lundi 22 septembre.

Notre groupe salue l’initiative du Président de la République. La reconnaissance de l’État de Palestine est nécessaire pour avancer vers une solution à deux États, seule solution à même de permettre enfin la paix et la sécurité au Proche-Orient.

Aussi, dans l’esprit de la résolution adoptée le 5 avril 2024 par le Conseil Régional, nous vous invitons à afficher sur nos bâtiments le soutien de notre collectivité à l’initiative diplomatique inédite que constitue la reconnaissance de l’État de Palestine par la France.

Restant à votre disposition pour échanger sur le sujet, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, nos salutations respectueuses.

Pour le groupe Les Écologistes,

Eliane Romani et Lou Noirclere, Président-es de groupe.

Communiqué de presse – À mi-parcours, la majorité régionale fait marche arrière sur le Plan Vélo

Communiqué de presse du 18 septembre 2025

La majorité régionale va faire voter en commission permanente du 19 septembre la suppression des aides à l’achat de vélo-cargos, de handicycles et de kits de conversion.

Alors que près de 2 millions d’€ pourraient encore aujourd’hui profiter aux habitantes et habitants du Grand Est souhaitant s’équiper de vélos spécifiques pour améliorer leur mobilité au quotidien, la Région Grand Est souhaite supprimer ce dispositif et fait peser ses restrictions budgétaires sur les habitant-es les plus précaires, au mépris des besoins de transition des mobilités.

Pourtant, avec plus de 1800 dossiers reçus en deux ans, le dispositif fonctionne et a trouvé son public. Les élus écologistes du Grand Est ont choisi de s’adresser directement aux citoyens concernés par le biais d’une pétition.

Lou Noirclère, co-président du groupe et membre de la commission transports revient sur la mobilisation initiée par le groupe sur ce dossier : “Depuis deux semaines, des centaines d’habitantes et d’habitants du Grand Est ainsi que plusieurs associations spécialisées dans la promotion du vélo nous confirment ce que nous pensions : cette décision est incompréhensible et nous fait craindre un détricotage massif du Plan Vélo. C’est inquiétant, parce que c’est ce que réclame le Rassemblement National depuis des années.”

“Au-delà de la nécessaire transition des mobilités à laquelle contribue cette aide régionale, la suppression des aides à l’achat de handicycles, qui permet aujourd’hui aux personnes handicapées de choisir leur mode de déplacement en réduisant les freins financiers à l’achat, porte également un coup à l’inclusion et à l’équité”, ajoute Eliane Romani, co-présidente.

Notre pétition pour exiger le maintien des aides prévues initialement.