Loi Cadmium : les Écologistes au service de la santé des consommateurs et des agriculteurs

Communiqué de presse du 04 juin 2026

La proposition de loi du Groupe Écologiste et Social visant à lutter contre le poison du cadmium a été adoptée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Un texte porté par les député.es Benoît Biteau et Clémentine Autain..

Le cadmium est un métal lourd, présent dans les engrais phosphatés, qui contamine nos sols, notre alimentation et nos corps, occasionnant un grand nombre de pathologies graves dont certains cancers. La France est particulièrement touchée par ce fléau sanitaire, lié à la provenance spécifique de ses approvisionnements en engrais phosphatés, à leur mode de production, mais, surtout, à son accumulation dans les sols au fil des décennies. Sa forte présence dans notre alimentation quotidienne (pain, céréales, pommes de terre, pâtes, etc.) incite à prendre des mesures radicales sans attendre.

Au-delà de la production et de l’alimentation bio, nettement moins touchées, il existe des mesures simples et peu coûteuses qui permettent de baisser la teneur en cadmium de ces engrais et, in fine, de notre alimentation. C’est tout le sens de la loi adoptée.

Pour Lou Noirclere, co-président du groupe Les Écologistes : “ Comme pour la protection des Français contre les PFAS, les élus écologistes obtiennent de vraies victoires pour la santé publique.
Comme dans notre assemblée régionale, le RN et ses représentants comme M. Jacobelli se sont opposés au texte, protégeant les intérêts des lobbies de l’industrie. L’extrême droite n’a honte de rien. ”

Pour Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes : “ Le cadmium est une question de santé globale qui va bien au-delà de l’opposition entre les modes de production bio et intensifs. Souvent, les paysans ne savent même pas qu’il y a du cadmium dans les produits qu’ils utilisent. Ces produits dégradent leurs sols, détériorent leurs rendements et menacent leur santé. Cette loi est donc bénéfique pour eux en premier lieu. Vu les surfaces concernées dans notre région, on espère que des mesures d’accompagnement seront mises en œuvre sans attendre l’adoption finale et les décrets d’application. ”

Vacances pour tous ou privilèges pour quelques-uns ? La Région Grand Est abandonne ses jeunes les plus précaires

La Région Grand Est vient de porter un nouveau coup aux jeunes les plus vulnérables. En réduisant drastiquement son soutien à des dispositifs essentiels comme le Départ 18-25 de l’ANCV (sous-couvert de changements techniques) ou en mettant fin aux subventions pour Jeunesse au Plein Air et le Secours Populaire, elle prive des milliers d’enfants et de jeunes adultes de leur droit fondamental : partir en vacances. Pourtant, dans une région où les inégalités sociales sont plus marquées qu’ailleurs en France, ces aides étaient une bouffée d’oxygène pour des familles déjà à bout de souffle.

Concrètement, cela signifie :

  • 50 000 € en moins pour le dispositif Départ 18-25 de l’ANCV, qui permet à des jeunes adultes de partir en vacances.
  • La fin des 60 000 € annuels à Jeunesse au Plein Air, une organisation qui, grâce à un réseau de 39 structures, offrait chaque été des séjours à 700 enfants de 6 à 14 ans.
  • L’arrêt de la subvention de 39 000 € au Secours Populaire, qui organisait la « Journée des oubliés des vacances », bénéficiant à 2 000 enfants de 8 à 13 ans.

Le résultat est sans appel. Des milliers de jeunes se retrouveront exclus des vacances, alors que, selon l’Observatoire des inégalités et l’Insee, 5 millions d’enfants en France ne partent déjà pas, faute de moyens.

Pire, ces coupes s’inscrivent dans une stratégie antisociale : la Région préfère soutenir des hôtels 5 étoiles et des structures touristiques haut de gamme, qui n’ont nul besoin de l’argent public pour prospérer. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont encore été alloués récemment à des établissements qui « font le plein », au détriment des jeunes et des familles précaires.

La Région Grand Est a fait un choix clair : privilégier le luxe plutôt que l’égalité des chances. Pourtant, les vacances ne sont pas un privilège, mais un droit social qui contribue à l’épanouissement, à la santé et à la cohésion sociale.

3e Convoi de l’Eau en Alsace : une mobilisation pour un avenir durable

Pour la troisième année consécutive, le Convoi de l’eau en Alsace a réaffirmé son engagement militant, joyeux et formateur. Cet événement, devenu un rendez-vous incontournable pour la préservation de nos ressources, a mobilisé de nombreux·euses participant·es, parmi lesquels Cécile Germain-Ecuer, conseillère régionale Grand Est, qui a tenu à apporter son soutien actif à cette démarche.

Durant ces trois jours de vélo à travers le territoire alsacien (du 23 au 25 mai), les participant·es sont allé·es à la rencontre d’acteurs et d’actrices locaux. Ce parcours a permis de mettre en lumière l’inconséquence de certaines politiques d’aménagement du territoire. Cécile Germain-Ecuer a particulièrement insisté sur le contraste entre la réalité du terrain et les décisions économiques actuelles : « Quand on entend que l’installation d’un data center à Petit-Landau (68) est une excellente nouvelle, on a envie de pleurer. Deux blocs s’affrontent : celui du capital, qui ne voit le succès que par le prisme de l’économie, et un autre, qui fait face à la réalité d’un système à bout de souffle. »

L’eau a été le fil conducteur de cette aventure militante. Loin de se limiter à une gestion technique de la ressource, le convoi a adopté une approche systémique. Un autre monde est possible comme en témoignent les rencontres avec des représentant.e.s de la communauté autogérée Longo Mai, les agriculteurs et agricultrices qui font de leur métier un moyen d’habiter autrement notre Terre ou encore les convoyeurs·euses, chacun·e porteur·euse de sa propre histoire et de son propre rapport au monde. « Donner la parole à celles et ceux qu’on écoute et qu’on voit peu, c’est sans doute ce qu’il y a de plus inspirant », rappelle la conseillère régionale.

Cécile Germain-Ecuer, engagée en tant que co-organisatrice, témoigne du soutien indéfectible de notre groupe aux alternatives durables sans oublier de dénoncer la course au profit public au détriment de la santé, de la biodiversité et de la pérennité du tissu rural. Beaucoup de propositions que nous portons dans l’institution, sur les modèles agricole ou industriel par exemple, priorisent la préservation de ce bien commun sans lequel la vie est juste impossible.

Le succès de cette édition confirme la nécessité de poursuivre ces actions pour protéger le vivant. Les participant·es sont déjà tourné·es vers l’avenir, avec l’espoir de pérenniser ce mouvement essentiel pour une autre manière d’habiter le monde.

Agriculture : le Grand Est, région modèle de l’impasse productiviste

Tribune d’expression de notre groupe politique pour le site et les réseaux sociaux de la Région Grand Est / juin 2026

Alors que l’Assemblée nationale examine une énième loi agricole aux relents toxiques, notre région abandonne ses paysans à un modèle à bout de souffle.

Dans l’hémicycle, les mots sont pourtant engageants : développement durable, revenu digne, baisse de la pression administrative, souveraineté alimentaire…

Mais dans les actes, le décalage reste abyssal : toujours plus de pesticides, course à l’agrandissement des fermes, productions industrielles et exportatrices, dépendance aux intrants russes…

Droit dans le mur, la région continue, comme nos parlementaires, à soutenir massivement le modèle industriel porté par M. Duplomb et notre collègue, M. Ménonville, celui qui emmène les filières dans le mur, épuise la biodiversité, pollue l’eau et, surtout, entretient une immense détresse humaine dans les campagnes.

Aux côtés des agronomes et des scientifiques, nous défendons un autre modèle réellement durable. Mais cela implique de rompre avec les erreurs du passé et le courage de porter le changement.

Bilan de mandat : mai 2026

À deux ans de la fin du mandat régional, nous vous proposons un point d’étape du bilan 2021-2018 à consulter en ligne ou à télécharger en pdf.

Interdiction du cuivre en viticulture : nous interpellons le Président de la Région

Communiqué de presse du 15 mai 2026

Notre courrier au Président Franck Leroy

Objet : Interdiction du cuivre en viticulture

Monsieur le Président,

Les filières viticoles font la fierté de la Région Grand Est et de ses terroirs. Pourtant, elles font face aujourd’hui à une menace majeure : la volonté de l’ANSES d’interdire la quasi-totalité des solutions à base de cuivre d’ici janvier 2027.

Cette décision, prise sans alternative viable, fragilise l’ensemble du secteur et condamne autant la viticulture biologique que l’agriculture conventionnelle. Car si le cuivre n’est pas sans effet sur l’environnement et la santé humaine, il reste moins toxique que les molécules chimiques. De plus, les doses de cuivre utilisées en agriculture biologique sont faibles. 

Bien que le tribunal administratif de Melun ait suspendu cette mesure en mars dernier, l’ANSES a choisi de porter l’affaire devant le Conseil d’État. Cet acharnement administratif place nos vignerons dans une incertitude insupportable, au cœur d’une conjoncture économique déjà difficile.

En votre qualité de Président de la Région Grand Est et des régions européennes viticoles, votre influence est déterminante. Il y a urgence à soutenir les acteurs de la filière et à exiger une évaluation objective des impacts sanitaires, déconnectée de tout dogmatisme.

Nous souhaiterions connaître votre position sur ce dossier ainsi que les actions que la Région compte engager pour:

  • Soutenir les associations en lutte contre le calendrier de l’ANSES ;
  • Protéger durablement la diversité de la viticulture de notre région.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est : 
Eliane Romani, co-présidente
Lou Noirclere, co-président 
Laurent Dreyfus, membre de la commission agriculture 
Christophe Dumont, membre de la commission agriculture     

Uzaje en liquidation judiciaire : symptômes de la défaillance de la Région et de l’État

Communiqué de presse du 12 mai 2026

Lundi 11 mai, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire d’Uzaje, entreprise française spécialiste du lavage industriel de contenants réemployables. Nous adressons notre soutien à l’ensemble de ses salarié·es ainsi qu’aux entreprises industrielles clientes, dont les investissements en contenants lavables deviennent obsolètes, faute de solution alternative. 

Cette faillite est un signal d’alarme pour toute la filière du réemploi dans le Grand Est. 

Inauguré en octobre 2024, le site strasbourgeois devait être le premier centre européen de réemploi de contenants alimentaires. Soutenu par plus de 3,5 millions d’euros de subventions publiques, il avait vocation à servir brasseries, producteurs et restaurateurs souhaitant recourir à la consigne, conformément à la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire) adoptée en 2020.

Pourtant, les volumes n’ont jamais été au rendez-vous : le site tournait à 5% de sa capacité, ses machines à peine à 30%.

La loi existe. Mais elle n’est pas appliquée.

La loi AGEC de 2020 fixe des objectifs clairs : 5% d’emballages réemployés dès 2025, 8% en 2026, 10% en 2027. Des seuils qui, s’ils étaient respectés, auraient suffi à faire fonctionner Uzaje à plein régime. Or le taux réel ne dépasse pas 1,82 % aujourd’hui. Sans contrainte ni sanction réelle, les grands industriels continuent de privilégier le jetable.

Laure Haag, conseillère régionale d’Alsace, réagit : “La liquidation judiciaire d’Uzaje est la conséquence directe des carences de l’Etat qui n’a pas cherché à faire appliquer la loi. C’est un véritable gâchis pour notre territoire et pour toute la filière vertueuse du réemploi. Il n’est pas acceptable que des entreprises qui respectent la loi en paient le prix.” 

Eliane Romani, co-présidente de groupe s’exprime : “Il est urgent que la Région Grand Est se dote d’une véritable stratégie en matière d’économie circulaire et d’une feuille de route dédiée. En tant que cheffe de file du développement économique et de l’économie circulaire, la Région a failli dans son rôle de soutien à la création de la filière et au passage au réemploi des industriels du territoire.” 

Menace sur les CESER : écouter la voix de la société civile, ce n’est pas facultatif

Communiqué de presse du 16 avril 2026

Le 14 avril 2026, des élu·es de droite et Macronistes, avec le soutien du Rassemblement National, ont adopté, dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique, un amendement rendant facultatifs les Conseils Économiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux (CESER). 

Un affaiblissement inacceptable de la démocratie locale
Les CESER sont des instances essentielles de concertation et de représentation de la société civile. Leur expertise pluraliste et indépendante enrichit les politiques régionales et garantit que les décisions publiques soient ancrées dans les réalités territoriales. Les rendre facultatifs, c’est affaiblir la construction de l’intérêt général et priver les citoyens d’un outil précieux de participation démocratique.

Des économies budgétaires au mépris de l’urgence écologique et sociale
Les économies avancées (50 à 60 millions d’euros pour l’ensemble des régions) ne sauraient justifier la disparition d’un outil aussi crucial, surtout en période de crises climatique et sociale. Les CESER jouent un rôle clé dans la défense des transitions écologique, sociale et économique. 

Eliane Romani, Coprésidente du groupe Les Écologiste conclut : “Cette décision, si elle était confirmée, marquerait un recul démocratique inacceptable” et Lou Noirclere, coprésident ajoute “ Nous sommes en train de vivre un scénario où les irresponsables déroulent le tapis rouge à l’extrême-droite autoritaire, en supprimant tous les gardes fous démocratiques.”

Face à cette menace, les élu·es écologistes de la région Grand Est réaffirment leur soutien indéfectible aux CESER.

Loi de simplification : une majorité régionale au double langage

Communiqué de presse du 17 avril 2026

Mardi 14 avril à l’Assemblée nationale, le projet de loi “Simplification de la vie économique” a été adopté à une courte majorité. Un grand nombre de députés macronistes, centristes et de droite ont voté main dans la main avec l’extrême-droite.

Ce projet de loi contient un démantèlement sans précédent des politiques écologiques en vigueur (suppression des zones à faibles émissions (ZFE), détricotement du zéro artificialisation nette (ZAN)…). 

Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, prétend soutenir une politique environnementale ambitieuse dans notre région. Pourtant, son camp politique enclenche une marche arrière toute sur les questions écologiques majeures.

Lou Noirclere s’exprime “Le détricotage du droit environnemental a été soutenu au niveau national de la droite du camp présidentiel à l’extrême-droite. Nous appelons Franck Leroy à clarifier publiquement sa position sur ces reculs votés à l’Assemblée nationale par son camp politique et à garantir que la Région soutiendra des politiques environnementales ambitieuses”. 

Eliane Romani ajoute “Face à l’urgence climatique et la destruction de la biodiversité, la cohérence de l’action publique s’impose. Les incantations verbales, ça suffit !  ”

Retour sur la Séance Plénière du 10 avril 2026

En amont de l’ouverture de la plénière, nous sommes allés soutenir les acteurs·trices de la culture, mobilisé·es devant l’Hôtel de région pour dénoncer les baisses budgétaires prévues par la majorité régionale.

Lors de son allocution introductive, Eliane Romani a débuté par une note d’espoir en saluant la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran. Elle a toutefois rapidement abordé des enjeux plus graves, dénonçant les conflits au Proche-Orient et l’alerte sanitaire de l’ANSES concernant la surexposition des Français au cadmium.

Face à cette menace, elle a interpellé le Président sur l’urgence de transformer notre modèle agricole. Elle a illustré cette nécessité par le scandale Nestlé Waters dans les Vosges, symbole d’une dérive environnementale marquée par l’abandon massif de déchets plastiques.

Elle a fermement condamné l’inaction des parlementaires de droite, les accusant de privilégier le clientélisme électoral au détriment de la santé publique. Enfin, elle a déploré les choix budgétaires de la majorité régionale qui sacrifient des secteurs vitaux : transports ferroviaires, énergies renouvelables et culture. Pour elle, persister dans cette voie constitue une faute politique majeure face aux crises actuelles.

Lors des débats sur la stratégie numérique régionale, Laure Haag et Gérard Schann ont dressé un bilan critique, pointant le fossé persistant entre les infrastructures techniques et les inégalités d’accès. Bien que la réussite technique du déploiement de la fibre soit saluée, ils ont dénoncé fermement les dérives d’une dématérialisation à marche forcée. Laure Haag a souligné notamment que l’illectronisme fragilise le service public et exige un renforcement de la médiation humaine ainsi que la création de tarifs sociaux pour protéger les plus précaires.

Leurs interventions se sont articulées autour de trois piliers essentiels : l’inclusion, la sobriété et la souveraineté. Ils ont alerté sur la violence sociale causée par la suppression du réseau cuivre et ont critiqué l’impact environnemental croissant des datacenters sur les ressources agricoles. Ils ont prôné également une transition vers des logiciels européens pour s’émanciper des géants technologiques mondiaux.

Enfin, ils ont déploré l’absence de mesures concrètes face aux risques psychosociaux et sanitaires liés aux écrans. Pour Gérard Schann, le numérique doit impérativement rester un outil au service de l’intérêt général et non une finalité en soi. Il a appelé l’exécutif à dépasser les simples vœux pieux pour adopter une vision réellement cohérente, sobre et inclusive.


Lors de son intervention sur la stratégie numérique régionale 2026-2030, Laure Haag a critiqué un projet privilégiant la compétitivité au détriment de l’écologie. Bien que le diagnostic soit pertinent, elle déplore que le « numérique responsable » reste secondaire.

Face à ce constat, elle a défendu une vision alternative axée sur la souveraineté et la sobriété, prônant des investissements ciblés vers les logiciels libres, l’économie circulaire et les « low-techs », tout en s’émancipant des GAFAM. Elle a également insisté sur la nécessité de hiérarchiser les usages selon leur utilité sociale. Soulignant l’empreinte carbone croissante du secteur en Grand Est, elle a affirmé qu’une politique publique ne peut rester neutre. Faute d’engagements suffisants, nous avons voté contre cette délibération.

Lors de la pause méridienne, l’ensemble des élu·es s’est rassemblé devant l’entrée de l’Hôtel de Région à Metz afin de décrocher symboliquement la bâche en soutien aux deux otages des geôles iraniennes enfin de retour chez eux. Nous nous réjouissons pour leurs proches et souhaitons aux ex-détenus de trouver les conditions favorables à leur reconstruction.

Laurent Dreyfus a analysé le contrat de filière fruits et légumes régional, déplorant que trop de produits soient encore importés. Il a souligné la timidité de la transition écologique, notamment dans le secteur légumier, et a appelé à une reconquête de la souveraineté alimentaire.

Il a exigé un soutien massif au maraîchage biologique par une simplification de l’accès au foncier et des aides ciblées. Il a également proposé le financement d’outils de vente directe et d’infrastructures logistiques mutualisées pour favoriser les circuits courts.

Ludivine Pérard a critiqué l’orientation du plan de sécurisation des lycées du Grand Est jugé trop centré sur des mesures matérielles (caméras, clôtures). Ces dispositifs ne résolvent pas les problèmes de fond mais ils déplacent les risques et créent une illusion de sécurité. La vraie prévention passe par le lien humain, l’écoute, et des moyens concrets : agents d’entretien, cantines, médecins scolaires alors que l’État et la Région réduisent ces effectifs, affaiblissant le rempart social contre la violence. La sécurité ne se décrète pas, elle se construit par l’accompagnement. Ludivine Pérard conclut : « Mieux vaut investir dans l’avenir que surveiller. »

Il y a 2 ans, les écologistes ont été le seul groupe à ne pas approuver ce Pacte. Non par défiance, par dogmatisme, ou par posture, mais par exigence. Lou Noirclère a rappelé que le Pacte n’a pas permis de financer de nouvelles initiatives mais regroupe, sous un même label, des projets déjà engagés auparavant. Loin des effets d’annonce, les investissements dans les équipements publics, pour le soutien aux entreprises, pour le développement du tourisme et même pour la vidéosurveillance, s’appuient sur des délibérations antérieures au pacte. Nous affirmons que la responsabilité commanderait de refuser de susciter de faux espoirs, au moment où la défiance de nos concitoyens envers leurs élu·es est à son apogée. 

Ghislain Wysocinski a interpellé la majorité sur la SPL Destination Amnéville dont nous détenons près de 15% du capital – soit plus de 2 millions d’€ : le Snow-World d’Amnéville, une piste de ski en intérieur, géré par cette SPL, pose un problème politique majeur : refroidir une piste de ski toute l’année est un contre-sens écologique en complet décalage avec les enjeux du XXIe siècle. Alors que dans le reste des politiques régionales, de nouvelles réglementations sont en place pour adapter notre politique touristique aux enjeux de la transition écologique, le Snow-World est une infrastructure qui va à l’encontre du bon sens. De plus, avec 74 000 clients en 2024 sur les 4,58 millions de visites de la Cité des Loisirs d’Amnéville, le Snow-World ne trouve manifestement pas son public et n’est pas pertinent économiquement non plus.

Les cours du pétrole grimpent et mardi 31 mars, le gazole, carburant le plus consommé en France, affichait un prix moyen hebdomadaire supérieur à 2€ le litre. Ce coût, nous le savons, pèse sur le quotidien des nombreux habitants du Grand Est qui utilisent la voiture comme mode de transport quotidien. Face à la crise, les pouvoirs publics ont un devoir d’agir. Aussi, la Région Grand Est peut et doit agir sur les leviers dont elle dispose, notamment sur le coût du billet TER, en particulier le coût des abonnements, et sur l’investissement dans les énergies renouvelables. Après quatre années consécutives d’augmentation du prix du TER, il est urgent de rendre le transport ferroviaire à nouveau attractif.

Lou Noirclère a interpellé le Président, compte-tenu de la gravité de la situation économique concernant le prix du pétrole et du gaz sur les actions à mener par la Région Grand Est

La proposition de loi pour la création d’une collectivité unique en Alsace a été votée en séance plénière de l’Assemblée Nationale mercredi 8 avril 2026 par une union des députés de l’extrême-droite, de la droite et du centre. Nous avons voté une motion avec la majorité de l’Assemblée Régionale pour dénoncer cette loi démagogique, qui n’a pas pour objet de recréer une région Alsace mais de transférer de nouvelles compétences à l’échelon départemental qu’est la Collectivité Européenne d’Alsace. En savoir plus sur notre position sur ce texte.

Un projet d’usine de pyrolyse à Saint-Martin-sur-le-Pré (Marne) vise à transformer des montagnes de déchets plastiques. Si nous soutenons le recyclage, nous demandons à la Région Grand Est de lancer une étude afin de s’assurer que le projet ne sacrifie pas la santé des habitant·es sur l’autel d’une industrie plastique encore expérimentale et risquée. Nous avons déposé une motion en ce sens qui n’a pas eu le temps d’être soumise au vote de cette séance mais la majorité s’est engagée oralement à y donner suite. En savoir plus sur ce sujet.