Motion – Pour un plan régional de protection face aux canicules 

Motion déposée lors de la Séance plénière du 25 juin 2026

Ce texte n’a pas pu être examiné faute de temps

Sous l’effet du dérèglement climatique, les canicules s’accélèrent dans notre région : elles sont plus fréquentes, plus précoces et plus intenses. Ces épisodes de forte chaleur ont des conséquences directes sur la santé et la qualité de vie des habitants, en particulier des plus fragiles : personnes âgées, enfants, précaires et personnes les plus exposées aux îlots de chaleur urbains. 

En période de canicule, les températures dans les lycées dépassent largement les 30 degrés, mettant à mal les conditions d’étude et de travail du personnel administratif, des enseignants et des lycéens, d’autant plus en période d’examen. 

Plus largement, les conditions de travail, notamment des ouvriers et artisans, sont gravement impactées par ces épisodes de chaleur. En 2023, lors des vendanges en Champagne, 4 saisonniers sont décédés en pleine canicule.   

Conformément aux ambitions régionales du plan “Grand Est Région Verte” et du projet “Life Adapt’Est”, le Grand Est doit anticiper ces épisodes de chaleur et les prévenir, pour la santé et la qualité de vie des habitants. 

Les leviers d’actions de la Région, en collaboration avec l’Etat et les collectivités locales,  sont nombreux : que ce soit sur du long-terme (rénovation énergétique des bâtiments, végétalisation et îlots de fraîcheur, protection des terres agricoles et de la ressource en eau) ou sur du court-terme (adaptation des rythmes scolaires et horaires de travail, renforcement des dispositifs d’information et de prévention). 

Motion

Les élus du Conseil régional du Grand Est, réunis en Séance plénière du 25 juin 2026 : 

  1. Face aux effets du dérèglement climatique, s’engagent à définir un plan régional de protection face aux canicules 

Déposé par Monsieur Lou Noirclere pour le groupe Les Ecologistes 

Amendement – Parcs Naturels Régionaux (PNR)

Amendement déposé lors de la Séance plénière du 25 juin 2026

Délibération  N°26SP-1058

La Stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP) publiée en 2021 ambitionne de protéger 30 % du territoire national, dont 10 % en protection renforcée.

Les zones de protection forte se concentrent en priorité sur la protection des milieux riches en biodiversité ou particulièrement vulnérables face aux changements à venir, en particulier les zones humides et les espaces forestiers.

Il serait paradoxal que les parcs naturels régionaux, “catalyseurs des transitions”, aient un objectif moins élevé que le reste du territoire français.

Pour mémoire, la part des zones de protection renforcée est actuellement de 0,6 % dans le PNR des Ardennes, soit 16 fois moins que l’objectif national. 

Amendement

Dans la convention en annexe de la délibération, dans la partie Article 3 : Priorités partagées et axes de travail communs 2026-2028, dans la sous-partie “Développer, et valoriser l’agroforesterie dans les systèmes agricoles des 6 Parcs du Grand Est” 

APRÈS  “Développer, et valoriser l’agroforesterie dans les systèmes agricoles des 6 Parcs du Grand Est”

AJOUTER la phrase suivante : “, poursuivre à court-terme l’objectif de 10% de zones de protection forte conformément à l’objectif national de la Stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP) 

Déposé par  Monsieur Christophe Dumont pour le groupe Les Ecologistes 

Amendement – Urbanisme favorable à la santé

Amendement déposé lors de la Séance plénière du 25 juin 2026

Délibération  N°26SP-1081 

Exposé des motifs

Considérant l’importance cruciale des mobilités douces (marche, vélo, transports en commun) pour réduire la pollution de l’air, lutter contre le changement climatique, améliorer la santé publique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre ;

Considérant que les Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT) sont des documents stratégiques d’aménagement du territoire qui doivent intégrer de manière ambitieuse les enjeux de mobilité durable ;

Considérant que la Région, dans le cadre de ses compétences en matière d’aménagement du territoire et de santé environnementale, doit veiller à la cohérence et à l’ambition des documents de planification territoriale qu’elle est amenée à examiner ;

Amendement

Dans le rapport, dans la partie 7 URBANISME FAVORABLE A LA SANTE, dans la sous-partie Actions prévues,

APRÈS la dernière action listée concernant l’évolution du cahier des charges « communes nature » ou l’intégration dans les politiques régionales :

AJOUTER la phrase suivante :

« Donner des avis négatifs systématiques aux Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT) ne comportant pas un plan ambitieux en matière de développement des mobilités douces (vélo, marche, transports en commun, etc.), afin d’inciter les territoires à renforcer leur engagement en faveur d’un urbanisme favorable à la santé et à l’environnement. »

Déposé par Madame Eliane Romani, Monsieur Lou Noirclere, Madame Laure Haag et Monsieur Gérard Schann pour le groupe Les Ecologistes 

Amendement – Agriculture

Amendement déposé lors de la Séance plénière du 25 juin 2026

Délibération  N°26SP-1081 

Considérant l’importance cruciale de la transition agro-écologique pour la santé humaine, la préservation de l’environnement, la qualité de l’eau et des sols ;

Considérant que l’agriculture productiviste, notamment par son recours aux intrants chimiques, contribue significativement à l’exposition des populations à des polluants (nitrates, pesticides, etc.) ;

Considérant la nécessité de réorienter les soutiens publics vers des pratiques agricoles durables, résilientes et respectueuses de l’environnement, en cohérence avec les objectifs du Plan Bio 2023-2027, du PNA4 et du PNNS5 ainsi que de l’approche « Une seule santé » ;

Amendement

Dans le rapport, dans la partie 6 – ALIMENTATION DURABLE, dans la sous-partie Actions prévues,

APRÈS la dernière action listée : « Valoriser le Plan ambition éleveurs et le programme d’excellence sanitaire en élevage. », 

AJOUTER la phrase suivante :

« Réinterroger l’ensemble des dispositifs de soutien aux acteurs agricoles afin de réorienter les dispositifs soutenant l’agriculture utilisant des produits néfastes pour la santé humaine et environnementale, vers la transition agro-écologique, notamment par un renforcement significatif du soutien à l’agriculture biologique. »

Déposé par Madame Eliane Romani, Monsieur Lou Noirclere, Messieurs Laurent Dreyfus et Christophe Dumont pour le groupe Les Ecologistes 

Amendement – Perturbateurs endocriniens

Amendement déposé lors de la Séance plénière du 25 juin 2026

Délibération  N°26SP-1081 

Considérant les risques sanitaires majeurs liés aux perturbateurs endocriniens, aux substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR) présents dans certains produits phytosanitaires et biocides ;

Considérant la nécessité de protéger la santé des populations, en particulier des plus vulnérables (femmes enceintes, enfants, etc.), et de prévenir l’exposition à ces substances via les projets soutenus par la Région ;

Considérant la cohérence requise entre les engagements énoncés et l’ensemble des soutiens accordés aux acteurs régionaux ; 

Amendement

Dans le rapport, dans la partie 5 SOURCES DE POLLUTION, sous-partie Perturbateurs endocriniens,

APRÈS la dernière action listée : « Signature de la Charte Villes et Territoires Sans Perturbateurs Endocriniens. » ; 

AJOUTER la phrase suivante :

« Interdire, dans le cadre de tous les projets soutenus par la Région Grand Est, l’usage, par les acteurs bénéficiaires, de produits phytosanitaires et biocides contenant des perturbateurs endocriniens ainsi que des substances classées cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) »

Déposé par Madame Eliane Romani, Monsieur Lou Noirclere et Madame Géraldine Krin pour le groupe Les Ecologistes 

Contribution à l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet A31 bis – secteur nord

Après notre courrier au Préfet de la Moselle suite à l’avis de l’Autorité Environnementale sur le projet d’A31-bis, nous avons déposé une contribution à l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet A31 bis – secteur nord, ouverte du 11 mai au 27 juin 2026.

En tant qu’élu.es écologistes de la Région Grand Est, nous réitérons notre opposition ferme au projet d’A31 bis secteur nord, tel qu’il est présenté dans le dossier d’enquête publique. Nous nous inscrivons pleinement dans la ligne du Cahier d’acteurs que nous avons produit et que nous joignons à la présente contribution.

Ce projet autoroutier, vieux de plus de 40 ans dans ses principes, ne répond plus aux enjeux du XXIe siècle. Alors que la France est régulièrement condamnée pour inaction climatique et non-respect des objectifs européens de qualité de l’air, la création d’un nouveau tronçon (avec tunnel à Florange) va générer un appel d’air supplémentaire au trafic routier ( autosolisme et transport de marchandises ). Le paradoxe de Braess est bien connu : une nouvelle infrastructure routière attire de nouveaux véhicules et ne résout pas durablement les congestions.

Ce projet menace :

  • Un corridor écologique majeur (forêt domaniale de Florange et site de Bétange, plus de 300 hectares, zones humides, espèces protégées d’oiseaux et de chauves-souris).
  • La santé publique dans une vallée déjà très polluée (record de benzopyrène).
  • La qualité de vie des riverains (expropriations, pollution sonore, visuelle et lumineuse).
  • Le tissu économique local de la zone Sainte-Agathe qui se verrait en partie delocalisé

La vraie réponse aux besoins de mobilité transfrontalière (110 000 navetteurs aujourd’hui, plus de 180 000 attendus en 2040) passe par une politique ambitieuse de report modal massif de la voiture solo vers les transports collectifs et décarbonés, en cohérence avec le Grenelle des mobilités en Lorraine et le Protocole d’accord franco-luxembourgeois de 2018.

Nous demandons en particulier un engagement fort et accéléré pour un doublement complet de  la ligne ferroviaire Metz – Thionville – Luxembourg, qui constitue l’épine dorsale d’un véritable Réseau Express Métropolitain (REM) lorrain transfrontalier.

Cette infrastructure ferroviaire est la solution structurante :

  • Elle permettra d’augmenter significativement la capacité d’emport (trains longs, plus fréquents).
  • Elle offrira une alternative crédible, rapide et confortable à la voiture pour les frontaliers.
  • Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs du Pacte Vert européen, de la loi climat et résilience, et de la neutralité carbone 2050.

Les investissements déjà engagés (augmentation de capacité TER, rames supplémentaires, travaux de rénovation) vont dans le bon sens, mais restent insuffisants. Le doublement complet de la voie ferrée doit devenir la priorité absolue des pouvoirs publics français et luxembourgeois, avec un calendrier ambitieux et un financement dédié.

Au lieu de poursuivre ce projet autoroutier coûteux et destructeur, nous appelons à la mise en œuvre rapide d’un Plan de Mobilité Transfrontalier ambitieux incluant de plus :

  • La réouverture/amélioration de la  ligne Metz-Uckange-Hayange-Fontoy-Belval
  • La mise en place de la gare d’interconnexion de Vandières
  • Le développement massif des bus à haut niveau de service
  • du covoiturage organisé (lignes et parkings dédiés + incitations financières), de l’autopartage.
  • Le ferroutage et le report modal fret vers le ferroviaire et les voies d’eau.
  • Le renforcement du télétravail et la relocalisation d’activités économiques en nord-Lorraine.
  • La création d’une redevance fiscale du Luxembourg en faveur des collectivités frontalières pour cofinancer ces projets durables.

Nous demandons à la Commission d’enquête de recommander au ministre des Transports de ne pas déclarer d’utilité publique le projet A31 bis secteur nord dans sa forme actuelle. Il existe une  autre solution : celle d’un report modal massif et d’investissements prioritaires sur le ferroviaire, à commencer par le doublement  de la ligne Metz–Luxembourg.

Les élu·e·s écologistes de la Région Grand Est resteront mobilisés pour une mobilité durable, soutenable et respectueuse des engagements climatiques de la France et de l’Europe.

Vœu pour un moratoire sur le projet de data center Microsoft à Petit-Landau

Séance plénière du 11 juin 2026

Microsoft a pour projet la construction et l’exploitation d’un centre de données (data center) dont le chantier devrait débuter en 2027, à Petit-Landau dans le Haut-Rhin.

Le 29 mars 2026, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) du Grand Est a rendu son avis sur ce projet. Plusieurs limites majeures ont été pointées par l’autorité environnementale qui  recommande au préfet de suspendre l’instruction du dossier. 

La création de ce data center géant nécessite la destruction de 36 hectares de terres agricoles (dont 10 en agriculture biologique), mettant à mal les ambitions régionales en matière de réduction de l’artificialisation des sols définis dans le SRADDET, d’autant que l’Alsace est un territoire déjà fortement artificialisé. 

La consommation électrique du projet est évaluée à plus de 1 500 GWh par an, ce qui équivaut à la production de l’ensemble du parc photovoltaïque de la région Grand Est en 2024 et représente plus de 80% de la consommation annuelle des ménages du Haut-Rhin. Cette consommation énergétique considérable présente de réels risques de conflits d’usage et de monopolisation de la puissance de raccordement par le data center. Dans un contexte de crise énergétique, il appartient aux pouvoirs publics de définir les usages stratégiques prioritaires. 

Face à l’importance de la consommation foncière et énergétique, les retombées en termes d’emploi sont minimes et la dépendance aux GAFAM est accrue. Ce projet de data center s’oppose ainsi aux préconisations de la Région en matière de souveraineté numérique présentées dans la feuille de route Défense 2025-2028 votée lors de la Séance plénière du 16 octobre 2025. 

Outre un manque prégnant de consultation publique (notamment du point de vue transfrontalier et allemand), le projet présente de larges insuffisances dans l’évaluation des risques sanitaires et des impacts environnementaux (rejets atmosphériques, consommation énergétique et contribution au changement climatique, perte des fonctionnalités écosystémiques des sols, consommation d’eau et pollution de l’eau aux PFAS…). 

De plus, le cadre de vie des habitants serait largement menacé par ce projet : pollution sonore, pollution visuelle, dévaluation des biens immobiliers, zones humides à proximité menacées d’assèchement par les pertes de chaleur…

Aux Etats-Unis, l’implantation galopante des data centers soulève aujourd’hui de vives contestations. En avril dernier, le Maine est devenu le premier État américain à voter un moratoire sur l’implantation de grands data centers sur son territoire. 

Voeu

Les élus du Conseil régional du Grand Est, réunis en Séance plénière du 11 juin 2026 : 

  1. Conformément aux engagements de la feuille de route Défense 2025-2028 de la Région Grand Est en matière de souveraineté numérique et aux préconisations de la MRAe Grand Est, interpellent le préfet du Haut-Rhin et demandent la suspension de l’instruction du dossier. 

Déposé par Madame Cécile Germain-Ecuer, Madame Laure Haag et Madame Géraldine Krin pour le groupe Les Ecologistes

L’industrie de demain ne se construira pas sans ses salarié·es

Communiqué de presse du 10 juin 2026

Le jeudi 11 juin 2026, en séance plénière à l’Hôtel de Région à Metz, la Région Grand Est organise un débat sur l’avenir de l’industrie. Une séquence de tables-rondes restreintes à une vision purement patronale et financière. Le groupe Les Écologistes de la Région a invité des représentant·es des salarié·es de la CGT et de la CFDT afin qu’ils puissent également s’exprimer et rappeler une vérité fondamentale : l’industrie, c’est d’abord l’humain. Un temps d’échanges symboliquement programmé en parallèle de la première table-ronde.

Lou Noirclere, co-président du groupe Les Écologistes : « Le Conseil Régional a choisi d’organiser une journée de tables rondes avec uniquement des chef·fes d’entreprises. Un choix révélateur : celui d’une vision où l’économie se résume à des bilans, des dividendes, des parts de marché. Mais l’industrie, c’est d’abord des femmes et des hommes qui, chaque jour, transforment la matière, innovent, et font tourner nos usines. Sans elles et eux, pas de production, pas d’industrie.
Alors aujourd’hui, nous avons voulu redonner la parole à celles et ceux qui savent, par expérience, ce que signifie travailler dans l’industrie en 2026 : les représentant·es des salarié·es. Leur expertise n’est pas théorique, elle est ancrée dans le réel, dans les ateliers, sur les chaînes, dans les bureaux d’études. »

Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes : « Notre ambition ? Montrer qu’une autre industrie est possible. Une industrie qui ne sacrifie pas les conditions de travail sur l’autel de la compétitivité. Une industrie qui ne considère pas l’écologie comme une contrainte, mais comme une opportunité pour repenser nos modèles de production. 
Alors oui, il faut parler de compétitivité, mais sans parler santé au travail, sans parler transition écologique, la compétitivité n’a pas de sens. L’innovation sans dialogue social, c’est pareil, cela n’a pas de sens. 
L’industrie de demain, elle se construit avec les salarié·es, ou elle ne se construira pas du tout. »


Loi Cadmium : les Écologistes au service de la santé des consommateurs et des agriculteurs

Communiqué de presse du 04 juin 2026

La proposition de loi du Groupe Écologiste et Social visant à lutter contre le poison du cadmium a été adoptée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Un texte porté par les député.es Benoît Biteau et Clémentine Autain..

Le cadmium est un métal lourd, présent dans les engrais phosphatés, qui contamine nos sols, notre alimentation et nos corps, occasionnant un grand nombre de pathologies graves dont certains cancers. La France est particulièrement touchée par ce fléau sanitaire, lié à la provenance spécifique de ses approvisionnements en engrais phosphatés, à leur mode de production, mais, surtout, à son accumulation dans les sols au fil des décennies. Sa forte présence dans notre alimentation quotidienne (pain, céréales, pommes de terre, pâtes, etc.) incite à prendre des mesures radicales sans attendre.

Au-delà de la production et de l’alimentation bio, nettement moins touchées, il existe des mesures simples et peu coûteuses qui permettent de baisser la teneur en cadmium de ces engrais et, in fine, de notre alimentation. C’est tout le sens de la loi adoptée.

Pour Lou Noirclere, co-président du groupe Les Écologistes : “ Comme pour la protection des Français contre les PFAS, les élus écologistes obtiennent de vraies victoires pour la santé publique.
Comme dans notre assemblée régionale, le RN et ses représentants comme M. Jacobelli se sont opposés au texte, protégeant les intérêts des lobbies de l’industrie. L’extrême droite n’a honte de rien. ”

Pour Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes : “ Le cadmium est une question de santé globale qui va bien au-delà de l’opposition entre les modes de production bio et intensifs. Souvent, les paysans ne savent même pas qu’il y a du cadmium dans les produits qu’ils utilisent. Ces produits dégradent leurs sols, détériorent leurs rendements et menacent leur santé. Cette loi est donc bénéfique pour eux en premier lieu. Vu les surfaces concernées dans notre région, on espère que des mesures d’accompagnement seront mises en œuvre sans attendre l’adoption finale et les décrets d’application. ”

Vacances pour tous ou privilèges pour quelques-uns ? La Région Grand Est abandonne ses jeunes les plus précaires

La Région Grand Est vient de porter un nouveau coup aux jeunes les plus vulnérables. En réduisant drastiquement son soutien à des dispositifs essentiels comme le Départ 18-25 de l’ANCV (sous-couvert de changements techniques) ou en mettant fin aux subventions pour Jeunesse au Plein Air et le Secours Populaire, elle prive des milliers d’enfants et de jeunes adultes de leur droit fondamental : partir en vacances. Pourtant, dans une région où les inégalités sociales sont plus marquées qu’ailleurs en France, ces aides étaient une bouffée d’oxygène pour des familles déjà à bout de souffle.

Concrètement, cela signifie :

  • 50 000 € en moins pour le dispositif Départ 18-25 de l’ANCV, qui permet à des jeunes adultes de partir en vacances.
  • La fin des 60 000 € annuels à Jeunesse au Plein Air, une organisation qui, grâce à un réseau de 39 structures, offrait chaque été des séjours à 700 enfants de 6 à 14 ans.
  • L’arrêt de la subvention de 39 000 € au Secours Populaire, qui organisait la « Journée des oubliés des vacances », bénéficiant à 2 000 enfants de 8 à 13 ans.

Le résultat est sans appel. Des milliers de jeunes se retrouveront exclus des vacances, alors que, selon l’Observatoire des inégalités et l’Insee, 5 millions d’enfants en France ne partent déjà pas, faute de moyens.

Pire, ces coupes s’inscrivent dans une stratégie antisociale : la Région préfère soutenir des hôtels 5 étoiles et des structures touristiques haut de gamme, qui n’ont nul besoin de l’argent public pour prospérer. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont encore été alloués récemment à des établissements qui « font le plein », au détriment des jeunes et des familles précaires.

La Région Grand Est a fait un choix clair : privilégier le luxe plutôt que l’égalité des chances. Pourtant, les vacances ne sont pas un privilège, mais un droit social qui contribue à l’épanouissement, à la santé et à la cohésion sociale.