Soutien aux lycéen·nes mobilisé·es

Communiqué de presse du 30 septembre 2026

Les élu.es écologistes de la Région Grand Est tiennent à exprimer leur plus vive préoccupation face à la réaction du Président Franck Leroy concernant les mobilisations lycéennes de ces derniers jours.

Des centaines de lycéennes et lycéens du Grand Est se mobilisent pour dénoncer des conditions d’apprentissage de plus en plus dégradées, des classes surchargées, des professeurs non remplacés, des locaux vétustes, ou encore des salles à plus de 30 °C en période de forte chaleur.  Comme seule réponse, le Président de Région choisit de ne retenir que la question de l’ordre public et de sous-entendre des « stratégies politiques”, de l’instrumentalisation.

Nous refusons cette lecture et cette infantilisation de la jeunesse.

Où serait la manipulation, dans le simple constat de la réalité ? Les salles de classe deviennent inhabitables dès que la température dépasse 30 °C, les professeurs absents ne sont pas remplacés pendant des semaines et les effectifs explosent dans certaines filières !

Lou Noirclere, co-président du groupe, réagit : “Quand des lycéens bloquent leur établissement parce qu’ils étudient dans des salles à 32 °C dans des conditions intolérables est un cri d’alarme qui doit être entendu par les politiques.”

Éliane Romani, co-présidente, ajoute : “La Région a la compétence des lycées. Elle investit, c’est vrai. Mais investir ne dispense pas d’entendre. ”

Nous appelons le Président de la Région à écouter les lycéennes et lycéens et à recevoir les organisations lycéennes et les syndicats d’enseignants pour un dialogue de fond, notamment sur la rénovation thermique du bâti. La démocratie ne se défend pas en disqualifiant la parole des jeunes. Elle se construit par l’écoute.

Les élus écologistes de la Région Grand Est restent disponibles pour travailler à des solutions concrètes. Nous refusons que la seule réponse apportée à une génération inquiète pour son avenir soit de tourner en ridicule leurs préoccupations et de les menacer de plaintes.

Soutien urgent à l’agriculture nourricière et durable suite à la canicule – Notre courrier au Président de la Région

Metz, le 18 septembre 2026

Monsieur le Président,

La catastrophe climatique subie cet été par l’ensemble de notre région et plus particulièrement par ses fermes a fait des dégâts considérables. Pas seulement environnementaux et humains mais également économiques. Sur le terrain, vous avez, comme nous, pu constater la situation particulièrement alarmante des secteurs de l’élevage et du maraîchage, sinistrés suite aux chutes de rendements et à l’impossibilité de nourrir les animaux correctement. L’hiver s’annonce épouvantable et, en l’état actuel, de nombreuses fermes n’y survivront pas. 

Nous avons bien noté votre volonté d’attendre le plan d’urgence gouvernemental avant de proposer des mesures spécifiques, basées sur les compétences régionales. Les annonces du ministère ont été finalement faites et, comme vous, nous estimons que le compte n’y est pas. Au-delà des sommes très insuffisantes mobilisées, nous constatons que trop de fermes ne seront pas suffisamment soutenues, notamment les plus engagées dans la transition écologique, souvent de taille modeste et au modèle économique plus fragile.

Les premières mesures régionales annoncées comme l’année blanche sont intéressantes mais insuffisantes. Sans aide spécifique pour l’alimentation animale, les exploitations maraîchères de proximité ou les fermes engagées dans la durabilité environnementale, notre région s’achemine vers un désastre économique, social et environnemental sans précédent. 

Nous devons préserver en priorité la capacité du territoire à nourrir ses habitants tout en protégeant son environnement, le tout sans dépendre de l’importation d’intrants climaticides. De même, il y a urgence à réaffirmer la priorité des productions nourricières face à la concurrence des surfaces de plus en plus importantes dédiées aux méthaniseurs et aux carburants. Les filières n’entrant pas dans cette orientation alimentaire devraient être considérées comme d’importance secondaire face au défi du jour, unanimement annoncé par les scientifiques comme la normalité de demain. Il y a urgence à recentrer notre modèle agricole sur sa robustesse et non plus sur la course sans fin à la compétition entre territoires, un combat perdu d’avance pour une compétitivité vide de sens.

Nous sommes à votre disposition pour évoquer ces divers points et les nécessaires solutions.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est : 

Eliane Romani, co-présidente     

Lou Noirclere, co-président

Laurent Dreyfus, membre de la commission agriculture 

Christophe Dumont, membre de la commission agriculture 

AFPA : la casse de la formation professionnelle doit cesser

Communiqué de presse du 18 septembre 2026

Le projet de réorganisation de l’AFPA, qui prévoit jusqu’à 867 suppressions de postes et la fermeture potentielle de 30 centres en France, constitue un nouveau signal d’alarme pour la formation professionnelle. 

Dans le Grand Est, des sites comme Verdun et Saint-Dizier sont directement menacés. Les conséquences seraient directes pour notre territoire : éloignement de l’offre de formation, fragilisation des parcours de reconversion et perte de compétences indispensables à nos bassins d’emploi.

Cette annonce s’inscrit dans un démantèlement plus large de la formation professionnelle, alors même que les besoins n’ont jamais été aussi importants : transition écologique, réindustrialisation, rénovation énergétique des bâtiments… 

À l’heure où se préparent les arbitrages budgétaires de l’État, tous les signaux sont au rouge pour les financements de la formation professionnelle. Les orientations budgétaires du Gouvernement prévoient en effet une nouvelle coupe de 1.9 milliards d’euros sur la mission Travail-Emploi pour le budget 2027. 

Au sein de la Région Grand Est, nous ne pouvons accepter le double-jeu de la majorité régionale qui se permet de déplorer les coupes budgétaires en matière de formation professionnelle tout en soutenant le cadre budgétaire qui les rend possibles. Lors des différents débats budgétaires, la Région a assumé vouloir prendre toute sa part dans la réduction du déficit public national.  Un assentiment qui laisse aujourd’hui le champ libre au Gouvernement de démanteler la formation professionnelle. 

Parce qu’elle devrait être une priorité pour l’emploi, la transition écologique et l’avenir de nos territoires, la formation professionnelle ne peut être considérée comme une simple variable d’ajustement budgétaire.

Offre d’emploi : Assistant·e de direction

Offre d’emploi

Collaborateur·rice des élu·es écologistes de la Région Grand Est,  Assistant·e de direction

Le groupe “Les Écologistes à la Région Grand Est” recherche un·e collaborateur·rice en temps partiel. Le poste s’inscrit dans la structuration de l’organisation administrative du groupe avec une forte orientation gestion de données et de contacts. 

Missions principales : 

Gestion de données et de contacts : 

  • création, structuration et suivi d’une base de contacts (élu·es locaux·ales ; réseaux militants, citoyens et syndicaux ; partenaires associatifs et institutionnels ; acteur·rices socio-économiques) 
  • mise en place et administration d’un outil de gestion de la relation (CRM)
  • fiabilisation des données (mise à jour régulière, dédoublonnage, qualification et catégorisation des contacts) 
  • enrichissement de la base de données (annuaires institutionnels, retours de terrain, événements…)
  • application de règles de qualité des données (respect du RGPD, priorisation de solutions technologiques européennes sécurisées)

Secrétariat et appui administratif : 

  • appui administratif au sein de l’équipe de collaborateur·rices : classement et archivage, tri et traitement des courriers du groupe, suivi des réunions de groupe…

Profil recherché : 

Formation :  formation en assistanat de direction et gestion administrative 

Expérience en gestion de bases de données/contacts indispensable (utilisation de CRM). 

Centres d’intérêt : 

  • connaissance du contexte politique régional et du fonctionnement des collectivités territoriales
  • attrait pour la vie politique et partage des valeurs de l’écologie politique

Qualités : 

  • maîtrise d’un ou plusieurs logiciels CRM 
  • maîtrise des outils bureautiques (suite Office/Google Workspace) 
  • capacité d’autonomie, force d’initiative et rigueur au travail 
  • aptitudes relationnelles et capacité à travailler en équipe, tant avec les élu·es qu’avec les autres collaborateur·ices de l’équipe 

Conditions : 

Contrat : CDD d’un an, avec période d’essai d’un mois. 

Lieu de travail : Strasbourg, siège du Conseil régional (1 place Adrien Zeller, 67000 Strasbourg) ou télétravail au sein de la région. 

Quotité horaire :  temps partiel (en fonction du profil). 

Rémunération et avantages : à définir selon profil et expérience. Mutuelle prise en charge.

Prise de poste : dès que possible à partir de mi-octobre 2026

Candidature (CV + lettre de motivation) à envoyer à l’adresse groupe.ecologie@grandest.fr  avant le 26 septembre 2026.

Soutien total à Meuse Nature Environnement !

Nous apportons notre soutien indéfectible aux salarié·es et bénévoles de Meuse nature Environnement, victimes d’une campagne d’intimidation inacceptable de la Coordination Rurale qui appelle à un rassemblement ce jeudi 3 septembre devant leurs locaux à Mognéville. Nous avons interpellé la Préfète de la Meuse afin qu’elle garantisse leur sécurité.

Notre courrier :

Metz, le 2 septembre 2026

Madame la Préfète,

Les élu·es écologistes de la Région Grand Est tiennent à vous alerter solennellement sur la situation que rencontrent actuellement les travailleuses, travailleurs et bénévoles de l’association Meuse Nature Environnement (MNE).

Depuis plusieurs jours, les équipes de cette association font l’objet d’une campagne d’intimidation que nous jugeons inacceptable dans une démocratie. La Coordination Rurale de la Meuse a appelé à un rassemblement devant les locaux de MNE à Mognéville (55) ce jeudi 3 septembre 2026. Officiellement motivé par le procès de son président national – qui avait publiquement appelé à « faire la peau aux écologistes » –, ce rassemblement vise en réalité les salariées et salariés de l’association. Le coprésident meusien de la Coordination Rurale a même annoncé vouloir profiter de ce moment pour « les éduquer ».

La Coordination Rurale se trompe de cible et transforme des professionnelles et professionnels de l’environnement en boucs émissaires.

Nous refusons que les associations environnementales et leurs salarié·es deviennent les cibles privilégiées de campagnes d’intimidation. L’écologie n’est pas l’ennemie de l’agriculture. 

Dans ce contexte, et tout en reconnaissant à chacune et chacun la liberté de s’exprimer et de manifester pour ses opinions, nous vous demandons solennellement :

– de garantir la sécurité et la sérénité des salariées et salariés de Meuse Nature Environnement 

– de protéger la liberté d’expression et d’action des bénévoles et des équipes de l’association dans le cadre de leurs missions et de leurs activités.

Nous vous demandons donc d’agir avec fermeté et rapidité pour garantir la sécurité des personnes et le libre exercice des missions d’intérêt général portées par Meuse Nature Environnement.

Nous restons à votre disposition pour tout échange sur ce sujet. Veuillez agréer, Madame la Préfète, l’expression de notre haute considération.

Pour le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est : 

Eliane Romani, co-présidente     

Lou Noirclere, co-président

Pas de tir du blaireau en Meurthe-et-Moselle !

Le tir du blaireau ne sera finalement pas autorisée en Meurthe-et-Moselle !

C’est une victoire collective des associations et citoyen·nes, engagé·es pour le vivant, à l’origine du recours.

Nous avions également saisi le Préfet de Meurthe-et-Moselle afin qu’il annule l’arrêté autorisant le tir du blaireau. Nous soutenions cette demande de recours gracieux, contestant une destruction d’espèce jugée disproportionnée et non justifiée par des preuves précises de dégâts ou l’étude préalable d’alternatives non létales.

Notre courrier au Préfet :

Nancy, le 13 août 2026

Objet : Soutien au recours gracieux – Arrêté préfectoral n° 2026/DDT/ABER/138 autorisant le tir du blaireau

Monsieur le Préfet Yves Seguy,

Notre attention a été attirée par plusieurs associations locales sur l’arrêté préfectoral n° 2026/DDT/ABER/138 autorisant le tir du blaireau en Meurthe-et-Moselle, ainsi que sur le recours gracieux qui vous a été adressé afin d’en demander le réexamen.

Après avoir pris connaissance des arguments présentés, nous souhaitons à notre tour vous faire part de nos préoccupations et soutenir cette demande de recours gracieux.

Cette décision intervient dans un contexte environnemental particulièrement difficile. Notre département connaît actuellement un important stress hydrique, avec de faibles débits et de nombreux cours d’eau à sec. Dans le même temps, les forêts du Grand Est connaissent une situation préoccupante de dépérissement liée notamment aux changements climatiques.

On ne peut pas gérer la nature comme si rien n’avait changé.

Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur la nécessité d’ajouter une pression supplémentaire sur une espèce sauvage.

Les dégâts invoqués sont-ils précisément identifiés, localisés et quantifiés ? Sont-ils bien attribués au blaireau ? Quelles solutions non létales ont été étudiées et mises en place avant d’autoriser le tir ?

Un constat ponctuel de dégâts ne nous semble pas suffisant pour justifier une mesure générale de destruction d’une espèce sauvage.

Nous avons besoin de milieux naturels et de forêts plus résilients face au changement climatique, et non d’une simplification supplémentaire de nos écosystèmes.

L’approche « Une seule santé » (One Health) rappelle également que la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont liées. Protéger la biodiversité, c’est aussi protéger notre territoire et notre avenir.

Lorsqu’un dommage est constaté, il doit bien sûr être traité. Mais avant d’autoriser la destruction d’une espèce sauvage, il nous semble nécessaire de démontrer la réalité des dégâts, leur importance, l’absence d’alternatives efficaces et la proportionnalité de la mesure.

Nous vous demandons donc de bien vouloir réexaminer l’arrêté préfectoral n° 2026/DDT/ABER/138 et de donner une suite favorable au recours gracieux qui vous a été adressé.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette demande.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération respectueuse.

Géraldine Krin, Conseillère Régionale, Adjointe au Maire de Nancy

Eliane Romani, Conseillère Régionale, Co-Présidente du groupe Les Écologistes Grand Est    

Lou Noirclere, Conseiller Régional, Co-Président du groupe Les Écologistes Grand Est  

Laurent Dreyfus, Conseiller Régional

Evelyne Gareaux, Conseillère Régionale

Cécile Germain-Ecuer, Conseillère Régionale

Ludivine Perard, Conseillère Régionale

Gérard Schann, Conseiller Régional

Incendie de l’usine Safe à Gandrange (57) : pour une transparence totale sur l’enquête en cours

Notre courrier au Préfet de la Moselle suite au sinistre du 2 août.

Metz, le 6 août 2026

Objet : Demande d’informations et de précisions relatives à l’incendie survenu le 2 août 2026 sur le site de la société Safe à Gandrange

Monsieur le Préfet,

Un entrepôt de la société Safe (filiale de Suez), classé Seveso seuil bas, situé dans la zone industrielle de Gandrange a été ravagé par les flammes le 2 août dernier. Cet événement a entraîné la mesure de confinement préventif d’environ 30 000 habitant-es des communes de Gandrange, Amnéville, Vitry-sur-Orne, Clouange et Rombas, ainsi que la mobilisation importante des sapeurs-pompiers et des services de l’État.

Nous tenons tout d’abord à saluer l’engagement des forces de secours, des élus locaux et de vos services, qui ont permis de maîtriser le sinistre et de lever le confinement dans la journée, les analyses initiales ayant écarté tout risque de grave toxicité immédiate des fumées. 

Cependant, en tant qu’élu-es à l’écoute des habitant-es de notre territoire, nous souhaitons obtenir des éclaircissements sur plusieurs points qui suscitent des interrogations légitimes au sein de la population :

Concernant la sécurité du site, il semblerait qu’un rapport datant de septembre 2025 pointait des manquements, notamment sur la sécurité incendie et que le service de défense contre l’incendie était en maintenance au moment du sinistre. Quelles mesures vont être mises en place pour que cela ne se reproduise plus sur ce site ou un autre? 

Concernant le dispositif d’alerte, de nombreuses personnes ont indiqué n’avoir pas reçu, ou avoir reçu de manière incomplète, les notifications FR-Alert relatives au confinement. Pourriez-vous indiquer les raisons pour lesquelles l’alerte par SMS FR-Alert n’a pas atteint de façon homogène l’ensemble des populations concernées, et préciser si des mesures techniques ou organisationnelles ont d’ores et déjà été mises en place (ou sont envisagées) afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise à l’avenir ?

Concernant les analyses, la Préfecture a demandé à l’exploitant de réaliser des études d’impact portant sur l’air, les sols et l’eau. Pourriez-vous confirmer si les résultats de ces analyses (ainsi que celles déjà effectués par les services de secours) seront rendus publics dans leur intégralité, et selon quel calendrier et sous quelle forme les habitant-es et les collectivités pourront y avoir accès ?

Concernant l’évaluation de l’impact de cet incendie, une étude environnementale approfondie (air, sols, nappes, cours d’eau, alimentation, biodiversité) prenant en compte les conséquences sur la santé publique immédiate et à long terme est-elle prévue ? 

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération.

Eliane Romani, co-présidente     

Lou Noirclere, co-président

Canicule en Grand Est : 5 Propositions pour un plan régional de protection

Agir face aux canicules sans attendre la prochaine

Les canicules se multiplient et s’intensifient dans le Grand Est, comme ailleurs en France. Leurs impacts sont profonds et multiples. Elles fragilisent les personnes âgées, les enfants et les travailleurs exposés, d’autant plus quand ils et elles subissent la précarité et habitent des territoires fortement bétonnés.. Selon plusieurs études, les périodes de forte chaleur sont aussi corrélées à une hausse des violences faites aux femmes, conséquence du stress, de l’enfermement et du manque d’espaces de répit.

Les élu·es écologistes du Grand Est refusent l’inertie.

Au conseil régional, nous affirmons depuis longtemps l’urgence de sauvegarder l’ensemble du vivant – humains, animaux, végétaux – dans une approche globale et solidaire.

Pour limiter cette menace, nous appelons la Région Grand Est à prendre ses responsabilités pour se doter d’un plan ambitieux et concret, au plus près de ses compétences spécifiques.

Les actions prioritaires à mener :

  • Adapter nos services publics et notamment les trains TER et les lycées. 
  • Protéger les populations vulnérables en créant des refuges climatiques partout sur le territoire.
  • Soutenir les communes qui s’engagent dans la transition écologique notamment dans la rénovation énergétique et la végétalisation.
  • Refuser tout financement nuisible au climat.
  • Favoriser des modèles agricoles et forestiers plus robustes.

La canicule n’est pas une fatalité météorologique, mais le symptôme d’un modèle à bout de souffle. Il est temps d’agir pour un territoire résilient, où chaque être vivant trouve sa place.

Fin du ski alpin au Lac Blanc : soutien à une décision difficile mais tournée vers l’avenir

Le Syndicat Mixte d’Aménagement du Lac Blanc a annoncé la fin de l’exploitation des remontées mécaniques à partir de la saison 2026-2027.  Une décision qui fera date. 

Nous tenons à exprimer notre soutien face à ce choix difficile et lucide.

En politique, le faux courage consiste trop souvent à repousser les échéances inéluctables pour s’épargner des débats inconfortables. Les élu·es du syndicat mixte ont fait le choix inverse : celui de la responsabilité et de l’anticipation.

La première marche vers la résilience climatique est la prise de conscience de la fin d’un monde qui ne reviendra pas.

Regarder la réalité en face – celle d’un massif vosgien marqué par des hivers plus courts et un enneigement de plus en plus incertain – n’est pas un aveu de faiblesse. C’est, au contraire, le premier acte pour un avenir viable. En refusant de prolonger artificiellement, à grands frais d’argent public, un modèle condamné par les bouleversements climatiques subis par notre planète, ils et elles ont posé les bases d’une transition juste et lucide.

La fin du ski alpin au Lac Blanc ne signifie en aucun cas le déclin de nos montagnes. Le territoire vosgien possède de formidables atouts :

  • Un patrimoine naturel exceptionnel à préserver.
  • Des paysages propices à un tourisme des quatre saisons, respectueux du vivant.
  • Un terroir riche, une identité forte et une capacité d’innovation.
  • Une population volontaire qui entend vivre au pays de toutes ces richesses

Ces forces constitueront, à n’en pas douter, le socle d’un nouveau projet de territoire. Ce projet, construit dans le respect des limites environnementales, saura offrir une durabilité économique et un cadre de vie épanouissant pour l’ensemble des habitant·es du massif.

Les élu·es écologistes, qui défendent depuis longtemps cette vision d’une transition nécessaire et planifiée au sein de la région Grand Est comme à la Collectivité européenne d’Alsace, saluent la démarche.

Nous restons mobilisé.es pour accompagner, soutenir et faciliter la réussite de ce nouveau projet, afin qu’aucun·e salarié·e, aucun·e professionnel·le, aucune commune ne soit laissé·e sur le côté.

Notre contribution à l’enquête publique relative à la demande d’autorisation de création de Cigéo

Enquête publique ouverte du 18 mai au 16 juillet 2026

Le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est souhaite faire part de ses réserves profondes concernant le projet Cigéo. La gestion des déchets radioactifs constitue un défi majeur qui engage notre responsabilité collective sur le très long terme. Le projet Cigéo engage les générations futures et constitue l’une des décisions industrielles, environnementales et intergénérationnelles les plus lourdes jamais prises en France. 

Des incertitudes techniques majeures :  

Le projet Cigéo repose sur une démonstration de sûreté à très long terme. Or, plusieurs interrogations demeurent concernant des éléments essentiels. Le récent avis de l’ASNR minore ainsi les points d’attention des trois rapports d’expertises de l’ex-IRSN. Face aux enjeux, le socle de connaissances techniques ne peut être jugé “suffisant”. 

Ces incertitudes techniques sont diverses : stabilité de la couche d’argile, performances des scellements et des alvéoles HA, comportement et vieillissement des matériaux, dangers pour la nappe phréatique, absence de démonstrations de sûreté (risques d’incendie, d’explosion ou d’infiltrations).  Nous attirons l’attention sur les menaces pesant sur la ressource en eau, qui est déjà largement sous haute tension. 

Nous considérons que ces incertitudes ne peuvent être traitées comme de simples ajustements techniques ultérieurs pour un projet présenté comme une solution définitive. Elles portent largement atteinte à la sécurité du site et de l’ensemble du territoire. 

Une phase industrielle pilote qui doit rester une véritable phase d’évaluation : 

L’articulation entre l’exécution de la phase industrielle pilote, l’analyse des données, la consultation du parlement et ensuite la poursuite ou non du stockage n’est pas clarifiée.

Nous estimons que la phase industrielle pilote doit permettre un contrôle indépendant et une analyse complète des résultats. Elle ne doit pas constituer un engagement irréversible vers une exploitation industrielle avant que les conditions de sûreté soient pleinement démontrées.

Le mythe de la réversibilité : 

Il est prévu que le stockage soit réversible pendant au moins 100 ans, afin de laisser aux générations futures la possibilité de modifier certaines décisions ou de récupérer des colis de déchets avant la fermeture définitive du site. Mais à l’heure actuelle, cette notion de réversibilité n’est que théorique. Les conditions techniques, humaines et financières d’une récupération future doivent être clairement établies, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. 

Au-delà de sa grande complexité, la réversibilité est limitée à la seule période de fonctionnement. Après la fermeture définitive du site, ces déchets nucléaires ne seront plus accessibles, même si les générations suivantes parviennent à trouver des options plus sûres et plus durables pour les gérer. 

La prétendue réversibilité ne permet en aucun cas de garantir une récupération permanente des déchets. Au contraire, à Cigéo, il a été fait le choix d’une solution de stockage définitif. 

Une consultation démocratique négligée : 

La gestion des déchets nucléaires ne peut relever d’une décision uniquement technique. Les citoyen·nes doivent disposer d’une information complète, contradictoire et accessible sur les incertitudes existantes et sur les alternatives possibles. Or, depuis le début du projet, le débat démocratique a été largement négligé. Pourtant, les conséquences sur le long terme engagent le territoire et les générations futures sans leur consentement. 

Aussi, les espaces de débat public portent davantage sur les modalités de réalisation que sur la question de fond : faut-il enfouir définitivement les déchets nucléaires ou explorer d’autres solutions ? 

En tant qu’élu·es du Grand Est, nous sommes particulièrement préoccupé·es par les conséquences directes du développement du projet Cigéo sur le territoire meusien et sur l’ensemble de la région (besoins en énergie, en matériaux de construction ou en main d’œuvre). La Meuse étant déjà particulièrement touchée par la baisse démographique, comment imaginer que l’implantation d’un site d’enfouissement des déchets nucléaires pourrait redonner de l’attractivité au territoire ?  

Des inquiétudes liées à la sécurité au travail :  

Une attention toute particulière doit être portée à la sécurité des agents qui travaillent au projet Cigéo. En effet, un chantier de cette ampleur peut exposer les travailleurs chargés de sa construction et de son exploitation à de graves dangers. Rappelons que le site de Bure a déjà connu la mort tragique d’un technicien lors d’un éboulement dans une galerie souterraine en 2016. 

Un enjeu financier majeur : 

Cigéo représente un engagement financier exceptionnel sur plusieurs générations. Les garanties de financement à long terme doivent être pleinement établies. Or, aujourd’hui, les coûts ne sont pas maîtrisés et sont imprévisibles à long terme (en témoigne le rapport de l’Andra du 12 mai 2025 qui a réévalué à la hausse le coût du projet, estimé pour la période  2016 – 2170 entre 26,1 et 37,5 milliards d’euros). 

Repenser la stratégie énergétique française : 

La question des déchets radioactifs est indissociable du débat autour de la politique énergétique nationale. Le volume des déchets à enfouir à Bure n’étant aujourd’hui pas fixé, celui-ci dépendra des choix politiques en matière énergétique des prochaines années. 

Nous soutenons une large réduction de la production future de déchets. Cela implique de développer une ambitieuse politique énergétique fondée sur la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. 

Aussi, nous soutenons le développement de la démarche ERC (Eviter – Réduire – Compenser) qui permet d’intégrer les enjeux écologiques dans l’ensemble des politiques publiques et notamment dans la politique énergétique nationale. 

Conclusion : 

Le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est considère que les garanties nécessaires ne sont pas aujourd’hui réunies pour engager un territoire et les générations futures dans une décision irréversible. 

Nous demandons que les expertises indépendantes soient pleinement prises en compte, que les incertitudes techniques soient clairement exposées au public, que la réversibilité soit présentée avec transparence et qu’aucune décision définitive ne soit prise avant une démonstration complète de sûreté. 

Les échecs et incidents de projets similaires d’enfouissement en profondeur tels que le WIPP aux États-Unis d’Amérique ou ASSE II en Allemagne doivent nous alerter et nous amener à chercher d’autres pistes (notamment les solutions de stockage subsurfacique). 

Cigéo n’est pas une solution. C’est un projet particulièrement dangereux qui fait peser des risques irréversibles aux générations futures. Il n’est pas acceptable que la Région Grand Est devienne la poubelle nucléaire de la France.

C’est pourquoi nous donnons un avis défavorable au développement du projet CIGÉO.