Contribution à l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet A31 bis – secteur nord

Après notre courrier au Préfet de la Moselle suite à l’avis de l’Autorité Environnementale sur le projet d’A31-bis, nous avons déposé une contribution à l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du projet A31 bis – secteur nord, ouverte du 11 mai au 27 juin 2026.

En tant qu’élu.es écologistes de la Région Grand Est, nous réitérons notre opposition ferme au projet d’A31 bis secteur nord, tel qu’il est présenté dans le dossier d’enquête publique. Nous nous inscrivons pleinement dans la ligne du Cahier d’acteurs que nous avons produit et que nous joignons à la présente contribution.

Ce projet autoroutier, vieux de plus de 40 ans dans ses principes, ne répond plus aux enjeux du XXIe siècle. Alors que la France est régulièrement condamnée pour inaction climatique et non-respect des objectifs européens de qualité de l’air, la création d’un nouveau tronçon (avec tunnel à Florange) va générer un appel d’air supplémentaire au trafic routier ( autosolisme et transport de marchandises ). Le paradoxe de Braess est bien connu : une nouvelle infrastructure routière attire de nouveaux véhicules et ne résout pas durablement les congestions.

Ce projet menace :

  • Un corridor écologique majeur (forêt domaniale de Florange et site de Bétange, plus de 300 hectares, zones humides, espèces protégées d’oiseaux et de chauves-souris).
  • La santé publique dans une vallée déjà très polluée (record de benzopyrène).
  • La qualité de vie des riverains (expropriations, pollution sonore, visuelle et lumineuse).
  • Le tissu économique local de la zone Sainte-Agathe qui se verrait en partie delocalisé

La vraie réponse aux besoins de mobilité transfrontalière (110 000 navetteurs aujourd’hui, plus de 180 000 attendus en 2040) passe par une politique ambitieuse de report modal massif de la voiture solo vers les transports collectifs et décarbonés, en cohérence avec le Grenelle des mobilités en Lorraine et le Protocole d’accord franco-luxembourgeois de 2018.

Nous demandons en particulier un engagement fort et accéléré pour un doublement complet de  la ligne ferroviaire Metz – Thionville – Luxembourg, qui constitue l’épine dorsale d’un véritable Réseau Express Métropolitain (REM) lorrain transfrontalier.

Cette infrastructure ferroviaire est la solution structurante :

  • Elle permettra d’augmenter significativement la capacité d’emport (trains longs, plus fréquents).
  • Elle offrira une alternative crédible, rapide et confortable à la voiture pour les frontaliers.
  • Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs du Pacte Vert européen, de la loi climat et résilience, et de la neutralité carbone 2050.

Les investissements déjà engagés (augmentation de capacité TER, rames supplémentaires, travaux de rénovation) vont dans le bon sens, mais restent insuffisants. Le doublement complet de la voie ferrée doit devenir la priorité absolue des pouvoirs publics français et luxembourgeois, avec un calendrier ambitieux et un financement dédié.

Au lieu de poursuivre ce projet autoroutier coûteux et destructeur, nous appelons à la mise en œuvre rapide d’un Plan de Mobilité Transfrontalier ambitieux incluant de plus :

  • La réouverture/amélioration de la  ligne Metz-Uckange-Hayange-Fontoy-Belval
  • La mise en place de la gare d’interconnexion de Vandières
  • Le développement massif des bus à haut niveau de service
  • du covoiturage organisé (lignes et parkings dédiés + incitations financières), de l’autopartage.
  • Le ferroutage et le report modal fret vers le ferroviaire et les voies d’eau.
  • Le renforcement du télétravail et la relocalisation d’activités économiques en nord-Lorraine.
  • La création d’une redevance fiscale du Luxembourg en faveur des collectivités frontalières pour cofinancer ces projets durables.

Nous demandons à la Commission d’enquête de recommander au ministre des Transports de ne pas déclarer d’utilité publique le projet A31 bis secteur nord dans sa forme actuelle. Il existe une  autre solution : celle d’un report modal massif et d’investissements prioritaires sur le ferroviaire, à commencer par le doublement  de la ligne Metz–Luxembourg.

Les élu·e·s écologistes de la Région Grand Est resteront mobilisés pour une mobilité durable, soutenable et respectueuse des engagements climatiques de la France et de l’Europe.

Vœu pour un moratoire sur le projet de data center Microsoft à Petit-Landau

Séance plénière du 11 juin 2026

Microsoft a pour projet la construction et l’exploitation d’un centre de données (data center) dont le chantier devrait débuter en 2027, à Petit-Landau dans le Haut-Rhin.

Le 29 mars 2026, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) du Grand Est a rendu son avis sur ce projet. Plusieurs limites majeures ont été pointées par l’autorité environnementale qui  recommande au préfet de suspendre l’instruction du dossier. 

La création de ce data center géant nécessite la destruction de 36 hectares de terres agricoles (dont 10 en agriculture biologique), mettant à mal les ambitions régionales en matière de réduction de l’artificialisation des sols définis dans le SRADDET, d’autant que l’Alsace est un territoire déjà fortement artificialisé. 

La consommation électrique du projet est évaluée à plus de 1 500 GWh par an, ce qui équivaut à la production de l’ensemble du parc photovoltaïque de la région Grand Est en 2024 et représente plus de 80% de la consommation annuelle des ménages du Haut-Rhin. Cette consommation énergétique considérable présente de réels risques de conflits d’usage et de monopolisation de la puissance de raccordement par le data center. Dans un contexte de crise énergétique, il appartient aux pouvoirs publics de définir les usages stratégiques prioritaires. 

Face à l’importance de la consommation foncière et énergétique, les retombées en termes d’emploi sont minimes et la dépendance aux GAFAM est accrue. Ce projet de data center s’oppose ainsi aux préconisations de la Région en matière de souveraineté numérique présentées dans la feuille de route Défense 2025-2028 votée lors de la Séance plénière du 16 octobre 2025. 

Outre un manque prégnant de consultation publique (notamment du point de vue transfrontalier et allemand), le projet présente de larges insuffisances dans l’évaluation des risques sanitaires et des impacts environnementaux (rejets atmosphériques, consommation énergétique et contribution au changement climatique, perte des fonctionnalités écosystémiques des sols, consommation d’eau et pollution de l’eau aux PFAS…). 

De plus, le cadre de vie des habitants serait largement menacé par ce projet : pollution sonore, pollution visuelle, dévaluation des biens immobiliers, zones humides à proximité menacées d’assèchement par les pertes de chaleur…

Aux Etats-Unis, l’implantation galopante des data centers soulève aujourd’hui de vives contestations. En avril dernier, le Maine est devenu le premier État américain à voter un moratoire sur l’implantation de grands data centers sur son territoire. 

Voeu

Les élus du Conseil régional du Grand Est, réunis en Séance plénière du 11 juin 2026 : 

  1. Conformément aux engagements de la feuille de route Défense 2025-2028 de la Région Grand Est en matière de souveraineté numérique et aux préconisations de la MRAe Grand Est, interpellent le préfet du Haut-Rhin et demandent la suspension de l’instruction du dossier. 

Déposé par Madame Cécile Germain-Ecuer, Madame Laure Haag et Madame Géraldine Krin pour le groupe Les Ecologistes

L’industrie de demain ne se construira pas sans ses salarié·es

Communiqué de presse du 10 juin 2026

Le jeudi 11 juin 2026, en séance plénière à l’Hôtel de Région à Metz, la Région Grand Est organise un débat sur l’avenir de l’industrie. Une séquence de tables-rondes restreintes à une vision purement patronale et financière. Le groupe Les Écologistes de la Région a invité des représentant·es des salarié·es de la CGT et de la CFDT afin qu’ils puissent également s’exprimer et rappeler une vérité fondamentale : l’industrie, c’est d’abord l’humain. Un temps d’échanges symboliquement programmé en parallèle de la première table-ronde.

Lou Noirclere, co-président du groupe Les Écologistes : « Le Conseil Régional a choisi d’organiser une journée de tables rondes avec uniquement des chef·fes d’entreprises. Un choix révélateur : celui d’une vision où l’économie se résume à des bilans, des dividendes, des parts de marché. Mais l’industrie, c’est d’abord des femmes et des hommes qui, chaque jour, transforment la matière, innovent, et font tourner nos usines. Sans elles et eux, pas de production, pas d’industrie.
Alors aujourd’hui, nous avons voulu redonner la parole à celles et ceux qui savent, par expérience, ce que signifie travailler dans l’industrie en 2026 : les représentant·es des salarié·es. Leur expertise n’est pas théorique, elle est ancrée dans le réel, dans les ateliers, sur les chaînes, dans les bureaux d’études. »

Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes : « Notre ambition ? Montrer qu’une autre industrie est possible. Une industrie qui ne sacrifie pas les conditions de travail sur l’autel de la compétitivité. Une industrie qui ne considère pas l’écologie comme une contrainte, mais comme une opportunité pour repenser nos modèles de production. 
Alors oui, il faut parler de compétitivité, mais sans parler santé au travail, sans parler transition écologique, la compétitivité n’a pas de sens. L’innovation sans dialogue social, c’est pareil, cela n’a pas de sens. 
L’industrie de demain, elle se construit avec les salarié·es, ou elle ne se construira pas du tout. »


Loi Cadmium : les Écologistes au service de la santé des consommateurs et des agriculteurs

Communiqué de presse du 04 juin 2026

La proposition de loi du Groupe Écologiste et Social visant à lutter contre le poison du cadmium a été adoptée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Un texte porté par les député.es Benoît Biteau et Clémentine Autain..

Le cadmium est un métal lourd, présent dans les engrais phosphatés, qui contamine nos sols, notre alimentation et nos corps, occasionnant un grand nombre de pathologies graves dont certains cancers. La France est particulièrement touchée par ce fléau sanitaire, lié à la provenance spécifique de ses approvisionnements en engrais phosphatés, à leur mode de production, mais, surtout, à son accumulation dans les sols au fil des décennies. Sa forte présence dans notre alimentation quotidienne (pain, céréales, pommes de terre, pâtes, etc.) incite à prendre des mesures radicales sans attendre.

Au-delà de la production et de l’alimentation bio, nettement moins touchées, il existe des mesures simples et peu coûteuses qui permettent de baisser la teneur en cadmium de ces engrais et, in fine, de notre alimentation. C’est tout le sens de la loi adoptée.

Pour Lou Noirclere, co-président du groupe Les Écologistes : “ Comme pour la protection des Français contre les PFAS, les élus écologistes obtiennent de vraies victoires pour la santé publique.
Comme dans notre assemblée régionale, le RN et ses représentants comme M. Jacobelli se sont opposés au texte, protégeant les intérêts des lobbies de l’industrie. L’extrême droite n’a honte de rien. ”

Pour Eliane Romani, co-présidente du groupe Les Écologistes : “ Le cadmium est une question de santé globale qui va bien au-delà de l’opposition entre les modes de production bio et intensifs. Souvent, les paysans ne savent même pas qu’il y a du cadmium dans les produits qu’ils utilisent. Ces produits dégradent leurs sols, détériorent leurs rendements et menacent leur santé. Cette loi est donc bénéfique pour eux en premier lieu. Vu les surfaces concernées dans notre région, on espère que des mesures d’accompagnement seront mises en œuvre sans attendre l’adoption finale et les décrets d’application. ”

Vacances pour tous ou privilèges pour quelques-uns ? La Région Grand Est abandonne ses jeunes les plus précaires

La Région Grand Est vient de porter un nouveau coup aux jeunes les plus vulnérables. En réduisant drastiquement son soutien à des dispositifs essentiels comme le Départ 18-25 de l’ANCV (sous-couvert de changements techniques) ou en mettant fin aux subventions pour Jeunesse au Plein Air et le Secours Populaire, elle prive des milliers d’enfants et de jeunes adultes de leur droit fondamental : partir en vacances. Pourtant, dans une région où les inégalités sociales sont plus marquées qu’ailleurs en France, ces aides étaient une bouffée d’oxygène pour des familles déjà à bout de souffle.

Concrètement, cela signifie :

  • 50 000 € en moins pour le dispositif Départ 18-25 de l’ANCV, qui permet à des jeunes adultes de partir en vacances.
  • La fin des 60 000 € annuels à Jeunesse au Plein Air, une organisation qui, grâce à un réseau de 39 structures, offrait chaque été des séjours à 700 enfants de 6 à 14 ans.
  • L’arrêt de la subvention de 39 000 € au Secours Populaire, qui organisait la « Journée des oubliés des vacances », bénéficiant à 2 000 enfants de 8 à 13 ans.

Le résultat est sans appel. Des milliers de jeunes se retrouveront exclus des vacances, alors que, selon l’Observatoire des inégalités et l’Insee, 5 millions d’enfants en France ne partent déjà pas, faute de moyens.

Pire, ces coupes s’inscrivent dans une stratégie antisociale : la Région préfère soutenir des hôtels 5 étoiles et des structures touristiques haut de gamme, qui n’ont nul besoin de l’argent public pour prospérer. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont encore été alloués récemment à des établissements qui « font le plein », au détriment des jeunes et des familles précaires.

La Région Grand Est a fait un choix clair : privilégier le luxe plutôt que l’égalité des chances. Pourtant, les vacances ne sont pas un privilège, mais un droit social qui contribue à l’épanouissement, à la santé et à la cohésion sociale.

3e Convoi de l’Eau en Alsace : une mobilisation pour un avenir durable

Pour la troisième année consécutive, le Convoi de l’eau en Alsace a réaffirmé son engagement militant, joyeux et formateur. Cet événement, devenu un rendez-vous incontournable pour la préservation de nos ressources, a mobilisé de nombreux·euses participant·es, parmi lesquels Cécile Germain-Ecuer, conseillère régionale Grand Est, qui a tenu à apporter son soutien actif à cette démarche.

Durant ces trois jours de vélo à travers le territoire alsacien (du 23 au 25 mai), les participant·es sont allé·es à la rencontre d’acteurs et d’actrices locaux. Ce parcours a permis de mettre en lumière l’inconséquence de certaines politiques d’aménagement du territoire. Cécile Germain-Ecuer a particulièrement insisté sur le contraste entre la réalité du terrain et les décisions économiques actuelles : « Quand on entend que l’installation d’un data center à Petit-Landau (68) est une excellente nouvelle, on a envie de pleurer. Deux blocs s’affrontent : celui du capital, qui ne voit le succès que par le prisme de l’économie, et un autre, qui fait face à la réalité d’un système à bout de souffle. »

L’eau a été le fil conducteur de cette aventure militante. Loin de se limiter à une gestion technique de la ressource, le convoi a adopté une approche systémique. Un autre monde est possible comme en témoignent les rencontres avec des représentant.e.s de la communauté autogérée Longo Mai, les agriculteurs et agricultrices qui font de leur métier un moyen d’habiter autrement notre Terre ou encore les convoyeurs·euses, chacun·e porteur·euse de sa propre histoire et de son propre rapport au monde. « Donner la parole à celles et ceux qu’on écoute et qu’on voit peu, c’est sans doute ce qu’il y a de plus inspirant », rappelle la conseillère régionale.

Cécile Germain-Ecuer, engagée en tant que co-organisatrice, témoigne du soutien indéfectible de notre groupe aux alternatives durables sans oublier de dénoncer la course au profit public au détriment de la santé, de la biodiversité et de la pérennité du tissu rural. Beaucoup de propositions que nous portons dans l’institution, sur les modèles agricole ou industriel par exemple, priorisent la préservation de ce bien commun sans lequel la vie est juste impossible.

Le succès de cette édition confirme la nécessité de poursuivre ces actions pour protéger le vivant. Les participant·es sont déjà tourné·es vers l’avenir, avec l’espoir de pérenniser ce mouvement essentiel pour une autre manière d’habiter le monde.

Agriculture : le Grand Est, région modèle de l’impasse productiviste

Tribune d’expression de notre groupe politique pour le site et les réseaux sociaux de la Région Grand Est / juin 2026

Alors que l’Assemblée nationale examine une énième loi agricole aux relents toxiques, notre région abandonne ses paysans à un modèle à bout de souffle.

Dans l’hémicycle, les mots sont pourtant engageants : développement durable, revenu digne, baisse de la pression administrative, souveraineté alimentaire…

Mais dans les actes, le décalage reste abyssal : toujours plus de pesticides, course à l’agrandissement des fermes, productions industrielles et exportatrices, dépendance aux intrants russes…

Droit dans le mur, la région continue, comme nos parlementaires, à soutenir massivement le modèle industriel porté par M. Duplomb et notre collègue, M. Ménonville, celui qui emmène les filières dans le mur, épuise la biodiversité, pollue l’eau et, surtout, entretient une immense détresse humaine dans les campagnes.

Aux côtés des agronomes et des scientifiques, nous défendons un autre modèle réellement durable. Mais cela implique de rompre avec les erreurs du passé et le courage de porter le changement.

Bilan de mandat : mai 2026

À deux ans de la fin du mandat régional, nous vous proposons un point d’étape du bilan 2021-2018 à consulter en ligne ou à télécharger en pdf.

Interdiction du cuivre en viticulture : nous interpellons le Président de la Région

Communiqué de presse du 15 mai 2026

Notre courrier au Président Franck Leroy

Objet : Interdiction du cuivre en viticulture

Monsieur le Président,

Les filières viticoles font la fierté de la Région Grand Est et de ses terroirs. Pourtant, elles font face aujourd’hui à une menace majeure : la volonté de l’ANSES d’interdire la quasi-totalité des solutions à base de cuivre d’ici janvier 2027.

Cette décision, prise sans alternative viable, fragilise l’ensemble du secteur et condamne autant la viticulture biologique que l’agriculture conventionnelle. Car si le cuivre n’est pas sans effet sur l’environnement et la santé humaine, il reste moins toxique que les molécules chimiques. De plus, les doses de cuivre utilisées en agriculture biologique sont faibles

Bien que le tribunal administratif de Melun ait suspendu cette mesure en mars dernier, l’ANSES a choisi de porter l’affaire devant le Conseil d’État. Cet acharnement administratif place nos vignerons dans une incertitude insupportable, au cœur d’une conjoncture économique déjà difficile.

En votre qualité de Président de la Région Grand Est et des régions européennes viticoles, votre influence est déterminante. Il y a urgence à soutenir les acteurs de la filière et à exiger une évaluation objective des impacts sanitaires, déconnectée de tout dogmatisme.

Nous souhaiterions connaître votre position sur ce dossier ainsi que les actions que la Région compte engager pour:

  • Soutenir les associations en lutte contre le calendrier de l’ANSES ;
  • Protéger durablement la diversité de la viticulture de notre région.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le groupe Les Écologistes de la Région Grand Est : 
Eliane Romani, co-présidente
Lou Noirclere, co-président 
Laurent Dreyfus, membre de la commission agriculture 
Christophe Dumont, membre de la commission agriculture     

Uzaje en liquidation judiciaire : symptômes de la défaillance de la Région et de l’État

Communiqué de presse du 12 mai 2026

Lundi 11 mai, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire d’Uzaje, entreprise française spécialiste du lavage industriel de contenants réemployables. Nous adressons notre soutien à l’ensemble de ses salarié·es ainsi qu’aux entreprises industrielles clientes, dont les investissements en contenants lavables deviennent obsolètes, faute de solution alternative. 

Cette faillite est un signal d’alarme pour toute la filière du réemploi dans le Grand Est. 

Inauguré en octobre 2024, le site strasbourgeois devait être le premier centre européen de réemploi de contenants alimentaires. Soutenu par plus de 3,5 millions d’euros de subventions publiques, il avait vocation à servir brasseries, producteurs et restaurateurs souhaitant recourir à la consigne, conformément à la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire) adoptée en 2020.

Pourtant, les volumes n’ont jamais été au rendez-vous : le site tournait à 5% de sa capacité, ses machines à peine à 30%.

La loi existe. Mais elle n’est pas appliquée.

La loi AGEC de 2020 fixe des objectifs clairs : 5% d’emballages réemployés dès 2025, 8% en 2026, 10% en 2027. Des seuils qui, s’ils étaient respectés, auraient suffi à faire fonctionner Uzaje à plein régime. Or le taux réel ne dépasse pas 1,82 % aujourd’hui. Sans contrainte ni sanction réelle, les grands industriels continuent de privilégier le jetable.

Laure Haag, conseillère régionale d’Alsace, réagit : “La liquidation judiciaire d’Uzaje est la conséquence directe des carences de l’Etat qui n’a pas cherché à faire appliquer la loi. C’est un véritable gâchis pour notre territoire et pour toute la filière vertueuse du réemploi. Il n’est pas acceptable que des entreprises qui respectent la loi en paient le prix.” 

Eliane Romani, co-présidente de groupe s’exprime : “Il est urgent que la Région Grand Est se dote d’une véritable stratégie en matière d’économie circulaire et d’une feuille de route dédiée. En tant que cheffe de file du développement économique et de l’économie circulaire, la Région a failli dans son rôle de soutien à la création de la filière et au passage au réemploi des industriels du territoire.”